Rennes : Véhicule électrique, neutralité carbone… L’usine Stellantis (ex-PSA) prend le virage vert

AUTOMOBILE Le site de La Janais produira la future CR3, voiture qui remplacera la Citroën C5 Aircross

Jérôme Gicquel
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Le site Stellantis de Rennes compte 2.500 salariés.
Le site Stellantis de Rennes compte 2.500 salariés. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • L’usine Stellantis de Rennes va produire une nouvelle voiture.
  • Il s’agira de la CR3, qui remplacera l’actuelle Citroën C5 Aircross et se déclinera en trois modèles, dont un électrique.
  • Grâce à un investissement de 152 millions d’euros, l’usine rennaise va aussi revoir son outil industriel pour le rendre moins énergivore.

Elle souffle cette année ses 60 bougies. A Rennes, l’usine de La Janais fait partie des meubles. Depuis son inauguration en 1961 par le général de Gaulle, le site en a vu passer des modèles de voitures, de la Citroën Ami 6 à la BX en passant par la Xsara ou la  Peugeot 508. L’usine Stellantis (ex-PSA) de Rennes fabrique aujourd’hui la Citroën C5 Aircross et partage la production de la Peugeot 5008 avec le site de Sochaux (Doubs). Elle s’apprête aujourd’hui à prendre un nouveau virage avec l’annonce ce mardi de l’arrivée d’un nouveau véhicule sur ses lignes de production.

Il s’agira de la CR3, qui prendra la suite de la C5 Aircross à l’horizon 2024 ou 2025 avec des prévisions de production de « 100.000 véhicules chaque année », selon Etienne Martin-Commandeur, directeur du site. Il sera proposé dans un modèle thermique, hybride mais surtout électrique avec « une autonomie de 700 km », précise le directeur.

Un investissement de 152 millions d’euros pour l’usine

Très ambitieux, comme bon nombre de ses concurrents, sur le marché de l’électrique, le groupe Stellantis investira 152 millions d’euros pour transformer l’usine rennaise, qui sera dotée d’une nouvelle plateforme « multi-énergies », capable de produire aussi bien des véhicules électriques que des véhicules hybrides, et d’un atelier d’assemblage de batteries.

Alors que l’usine tourne au ralenti depuis plusieurs mois en raison d’une pénurie de semi-conducteurs, l’annonce réjouit les syndicats. Ce projet « conforte l’avenir industriel et l’emploi sur l’usine bretonne du groupe et l’inscrit au nombre de celles qui contribueront à la transition énergétique où la filière automobile est engagée », a estimé la CFE-CGC dans un communiqué.

Un objectif de neutralité carbone d’ici à 2030

Suivant l’objectif que s’est fixé le groupe Stellantis d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2030 dans toutes ses usines, La Janais va également adapter son outil industriel pour le rendre moins énergivore. L’installation à venir d’une chaudière biomasse et d’un réseau de chaleur pour l’eau chaude devrait lui permettre « de réduire ses émissions de CO2 de 6.600 tonnes par an », selon Etienne Martin-Commandeur.

Un engagement salué par la maire (PS) de Rennes. « Lutter contre le réchauffement climatique n’est pas une option, c’est un impératif, et il faut tout faire pour accélérer cette transition et atteindre cette neutralité », a estimé Nathalie Appéré, espérant qu’à l’avenir l’usine de La Janais « soit aussi riche en emplois qu’elle soit pauvre en émissions de carbone ».