Rennes : L’usine Stellantis (ex-PSA) va produire le futur Citroën C5 Aircross

AUTOMOBILE Sous le nom de code CR3, le nouveau véhicule se déclinera en trois modèles, dont un électrique

Jérôme Gicquel
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Illustration de la l'usine PSA de la Janais à Rennes.
Illustration de la l'usine PSA de la Janais à Rennes. — J. Gicquel / 20 Minutes

Alors que l’usine tourne au ralenti depuis de nombreuses semaines en raison de la pénurie de pièces détachées liée à la pandémie de Covid-19, voilà une nouvelle qui devrait ravir les ouvriers du site Stellantis (ex- PSA) de Rennes. Lors d’une réunion du comité social et économique de l’entreprise (CSE) ce mardi matin, la direction de l’usine de la Janais a annoncé que le site allait produire la nouvelle génération de la Citroën C5 Aircross, dont sa déclinaison électrique.

Sous le nom de code CR3, ce nouveau véhicule de type SUV compact se déclinera en trois modèles avec une version thermique, une électrique et une hybride. On ne connaît pas encore la date de lancement de ce nouveau véhicule, mais on évoque en interne l’horizon 2024 ou 2025. Selon la CFDT, « les investissements prévus seront de 152 millions d’euros ».

« Un juste retour qui permet de donner de la visibilité », selon la CFDT

Fonctionnant actuellement avec une seule équipe, contre quatre avant la pandémie de coronavirus, l’usine de la Janais produit la Citroën C5 Aircross et partage la production de la Peugeot 5008 avec le site de Sochaux (Doubs). Attendue par les syndicats, l’annonce d’un nouveau véhicule pour l’usine rennaise est « une bonne nouvelle pour l’emploi », selon Laurent Valy, secrétaire du CSE de l’usine de la Janais et délégué CFDT.

« Les efforts demandés aux salariés, notamment en termes de flexibilité, ont été très importants ces dernières années, c’est un juste retour qui permet de donner une visibilité industrielle pour la période 2025-2030 », indique le syndicaliste, qui espère aussi un complément de production pour l’usine rennaise. « Le site ne doit pas se retrouver en mono produit car les risques sont accrus en cas d’échec commercial », estime-t-il.