Enseignement : Le budget de l'Education nationale validé en première lecture par l'Assemblée nationale

AUGMENTATION La rallonge de 1,7 milliard d'euros doit servir notamment à augmenter les salaires

20 Minutes avec AFP
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Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée, le 19 octobre 2021.
Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée, le 19 octobre 2021. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Près de 1,7 milliard d’euros en plus pour l’Education nationale. L’Assemblée nationale a donné son feu vert lundi en première lecture au budget de l’enseignement scolaire pour 2022, en augmentation notamment pour donner un coup de pouce aux salaires.

L’Education nationale, premier poste du budget de l’État avec 56,5 milliards d’euros, bénéficie d’une rallonge de 1,7 milliard d’euros.

6,4 milliards en plus depuis le début du quinquennat

Depuis le début du quinquennat, la progression est de 13 %, soit une hausse de 6,4 milliards, a souligné le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, en faisant valoir que ce poste n’a « jamais connu une telle augmentation » lors des quinquennats précédents.

La hausse prévue pour 2022 intègre une enveloppe de 700 millions d’euros dédiée à la revalorisation des rémunérations, notamment pour les débuts et milieux de carrières. La rapporteure Catherine Osson (LREM) a souligné la nécessité de « rendre plus attractif » le métier d’enseignant et de se rapprocher des standards européens en matière de rémunération.

Les enseignants « les moins bien payés d’Europe » ?

L’ex-socialiste Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires) a dénoncé le fait que les enseignants français restent malgré tout « parmi les moins bien payés d’Europe ». Pascal Brindeau (UDI), a salué une augmentation « plus que bienvenue », tout en rappelant « qu’en comparaison avec les autres pays de l’OCDE nous partons de très loin sur les salaires ».

La communiste Elsa Faucillon a pour sa part déploré les « 8.000 emplois supprimés » dans l’enseignement depuis l’arrivée de M. Blanquer à ce ministère dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Le ministre de son côté a estimé avoir « globalement stabilisé les emplois » dans ce secteur. Le député LR Frédéric Reiss a lui regretté que « l’école n’arrive plus à garantir le même niveau d’enseignement à tous nos enfants ».