Logement : Ce qu’il faut savoir avant d’opter pour une tiny house

IMMOBILIER Mieux vivre avec moins, c’est la philosophie à l’origine de la popularité croissante des tiny houses

Lauren Ricard pour 20 Minutes
— 
Offrant un maximum de confort dans un minimum de place, les<em> tiny houses</em> répondent au désir d'un mode de vie minimaliste.
Offrant un maximum de confort dans un minimum de place, les<em> tiny houses</em> répondent au désir d'un mode de vie minimaliste. — Shutterstock/ City Presse

Dans la veine du minimalisme, qui vise à se débarrasser du superflu pour ne garder que l’essentiel dans sa vie, un nouveau style d’habitation a pris de l’ampleur ces dernières années. Les tiny houses, des maisons minuscules mais bien agencées et dotées de tout le nécessaire au confort moderne, sont de plus en plus plébiscitées pour leur faible impact environnemental et leur tout petit prix. Le concept vous tente ? Voici quelques conseils pour vous lancer dans l’aventure.

Les mini-maisons, mode d’emploi

Vous avez peut-être déjà vu des photos de ces petites demeures sur les réseaux sociaux et notamment sur Instagram, où le hashtag #tinyhouse réunit plus de 2,3 millions de publications. Si elles connaissent un engouement dans les pays anglo-saxons, en particulier aux États-Unis, au Canada et en Australie, les Français sont eux aussi séduits par ces micro-logements.

Ce type d’habitat alternatif est soumis à une réglementation souvent plus stricte dans l’Hexagone qu’ailleurs. Ainsi, les dimensions ne doivent pas excéder 12 mètres de long pour 2,55 mètres de large, pour une surface au sol de 30 m2 (la plupart de ces maisons miniatures sont dotées de plafonds hauts allant jusqu’à 4,3 mètres et de couchages en mezzanine). Il est donc vital d’optimiser chaque mètre carré.

Un habitat écologique

Généralement construites en bois issus de forêts gérées de manière durable et dotées de structures permettant de réduire la consommation d’énergie, les tiny houses sont l’une des options pour minimiser l’impact des habitats sur la nature.

La vie sur les routes

Certaines tiny houses peuvent être montées sur remorque afin d’être transportables. En tant qu’habitat mobile, votre tiny house sera soumise aux mêmes règles que les caravanes et roulottes, et ne pourra donc pas stationner plus de trois mois au même emplacement sans autorisation de la mairie.

Pour la déplacer, vous devrez également avoir préalablement obtenu votre permis remorque BE si son poids excède 3 tonnes – en deçà, un permis B classique suffit. Enfin, n’oubliez pas de la faire assurer en tant que résidence et comme véhicule.



Un budget limité

Si vous êtes très bon bricoleur, vous pouvez essayer de construire vous-même votre propre tiny house, en respectant la réglementation en vigueur en France et les règles spécifiques au plan d’urbanisme de votre commune. Vous n’aurez à payer que le prix des matériaux, soit environ 15.000 euros pour une mini-maison standard.

Mais si les métiers du bâtiment ne sont pas votre fort, il vaudra mieux vous tourner vers des constructeurs spécialisés qui, pour 40.000 à 70.000 euros en moyenne, vous fourniront une demeure en bois prête à l’emploi, livrée avec les équipements nécessaires (placards, sanitaires, cuisine) et dont les finitions sont généralement personnalisables. Côté délais, comptez minimum trois mois.

Tester la vie en tiny house

L’expérience vous tente mais vous n’êtes pas sûr de réussir à vous adapter à ce mode de vie au format mini ? Plusieurs sites spécialisés, professionnels ou entre particuliers, proposent des locations en tiny house un peu partout en France et à l’étranger.