Emploi : Du box à la piste, la filière équine recrute

JOB La troisième fédération sportive de France peine à embaucher le personnel nécessaire

Agence pour 20 Minutes
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Plus de 1.000 postes sont actuellement à pourvoir au sein de la filière équine .
Plus de 1.000 postes sont actuellement à pourvoir au sein de la filière équine . — iStock / City Presse

Troisième sport préféré des Français après le football et le tennis, l’ équitation rassemble plus de 660.000 licenciés et génère quelque 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Particulièrement dynamique, la filière représente en outre 146.000 emplois (dont 66.000 en activité principale), d’après les données 2018 de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).

De l’éleveur au moniteur d’équitation en passant par le cavalier, le maréchal-ferrant ou le distributeur de viande, plus de 100 métiers répartis dans six domaines (le sport et les loisirs, les courses, l’élevage, le soin et le comportement, le cheval utilitaire ou autour du cheval) permettent aujourd’hui de travailler en relation avec les équidés. Et les candidats manquent à l’appel.

Une campagne de sensibilisation

Le portail internet Équiressources.fr, le « Pôle emploi » de la filière équine, a tiré la sonnette d’alarme début octobre. « Nous diffusons plus de 3.500 offres par an et avons actuellement un record de plus de 1.000 offres à pourvoir sur notre plateforme », indique Tiphaine Drouot, la responsable du site, dans un communiqué. Et d’ajouter : « Notre filière connaît des difficultés de recrutement depuis de nombreuses années, mais elle atteint aujourd’hui des chiffres inquiétants qui ont un impact direct sur les entreprises du secteur. Nous sommes les témoins de réductions d’effectifs de chevaux par les professionnels, fermetures de structures, annulations d’activité touristique équestre, tout ça dû au manque de personnel. »

Pour pallier ce défaut de main-d’œuvre, le IFCE et ses partenaires ont lancé la campagne « La filière équine recrute – #lechevalrecrute », afin de sensibiliser aux problématiques de recrutement et de susciter des vocations.

Une aura croissante

Malgré ces difficultés de recrutement, la filière équine profite d’une reconnaissance grandissante. Alors que l’équitation française est entrée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO ​en 2011, plusieurs métiers en lien avec les équidés participent au concours des Meilleurs apprentis de France.

Après les professions de maréchal-ferrant et de sellier-harnacheur, quatre nouveaux métiers ont intégré la compétition le 11 octobre 2021, à savoir l’enseignant d’équitation, qui allie pédagogie et transmission de savoir, le palefrenier soigneur, qui est à l’écoute et aux petits soins des équidés, le cavalier d’entraînement, qui éduque et forme les chevaux destinés aux courses hippiques au galop, et le lad-drive, qui soigne et entraîne les équidés de course au trot.