Heuliez: Luc Chatel reconnaît une «situation difficile»

SOCIAL Après la visite du porte-parole du gouvernement, Ségolène Royal se réjouit mais les salariés restent inquiets...

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Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, en visite le mercredi 25 mars 2009 à l'usine Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres), a croisé Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes.
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, en visite le mercredi 25 mars 2009 à l'usine Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres), a croisé Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes. — S. MAHE / REUTERS

La visite de Luc Chatel aux salariés d'Heuliez, l'équipementier automobile menacé de cessation de paiement en avril, n'a pas suffi à rassurer les salariés.

Devant une chaîne de production, en présence de 500 salariés et de la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le porte-parole du gouvernement a redit aux salariés que l’Etat était «prêt à investir 10 millions d'euros et plus s'il le faut, mais pas tout seul, avec un partenaire industriel».

«Il faut regarder la réalité en face. La situation est difficile. L'Etat ne vous laissera pas tomber quelle que soit la situation», a-t-il ajouté, applaudi par des salariés.

«Un pas important, une première étape»

S’exprimant elle aussi devant les salariés, Ségolène Royal s’est réjouie: «Hier, il y avait zéro euro, aujourd'hui, il y a 10 millions d'euros. C'est un pas important, une première étape». La présidente de la région a estimé que «la voiture électrique grand public existe. Arrêtons de tergiverser. On n'a pas le droit de couler une telle entreprise». Des propos évidemment applaudis.

Les salariés pour leur part restent inquiets: «Nous ne sommes pas rassurés. On se heurte à un mur. Aide de l'Etat ou non, on a toujours besoin de financement supplémentaire», a déclaré Emile Bregeon, délégué syndical CFDT.

Avec agence.