Immobilier : Coup de frein sur les ventes avec la hausse des prix

TARIF L’augmentation du prix du mètre carré va bien plus vite que la hausse des salaires ou de l’inflation

J.-L.D. avec AFP
— 
Les prix de l'immobilier augmentent bien
Les prix de l'immobilier augmentent bien — S. ORTOLA / 20MINUTES

La hausse des prix de l'immobilier en France a entraîné un coup de frein sur les transactions au troisième trimestre, a indiqué ce lundi le réseau d’agences Century 21 dans un communiqué, l’amenant à reconsidérer ses projections. « Jamais les prix de l’immobilier n’ont été aussi élevés en France », a souligné le réseau, plaidant pour la construction de logements neufs afin de limiter la tension sur les tarifs.

Au troisième trimestre, le prix au mètre carré a augmenté en moyenne de 11 % pour les maisons et de 7,3 % pour les appartements sur un an, selon les chiffres de Century 21. D’après le réseau d’agences, l’augmentation des prix est le résultat d’une hausse de la demande, alors que le confinement a modifié le rapport des Français à leur logement et poussé certains à déménager pour plus grand, sans que l’offre ne suive.

Pas de panique à bord

« Les prix ont progressé trop rapidement, décorrélés de l’inflation ou de l’augmentation moyenne des salaires. Et même si les taux d’intérêt, historiquement bas, favorisent les acquisitions, ils ne peuvent pas neutraliser cette hausse », détaille le communiqué. L’effet de la hausse s’est fait sentir sur le volume des transactions : -19 % sur les ventes de maisons et -11 % sur les appartements par rapport au troisième trimestre 2020, alors que le président du réseau, Laurent Vimont, disait en septembre prévoir un rebond après les confinements.

Pour autant, « pas de panique à bord », a-t-il dit ce lundi matin sur BFM Business. « Il est normal que les prix augmentent pour ensuite se stabiliser et descendre quand la demande ne suit plus, pour que les transactions repartent », a-t-il fait valoir. « Il serait plutôt sain que [les vendeurs] corrigent un petit peu leurs prix », a-t-il ajouté, alors les hausses excluent du marché les ménages les plus modestes.