Brexit : L’Angleterre affirme avoir respecté ses engagements sur la pêche

BREXIT Le gouvernement dénonce la lenteur de la Grande-Bretagne à accorder des licences pour que les pêcheurs français puissent accéder dans la zone de 6-12 milles des eaux britanniques

Mikaël Libert
— 
Illustration d'un bateau de pêche.
Illustration d'un bateau de pêche. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le gouvernement dénonce un nombre de licences insuffisant accordé aux pêcheurs français par les Britanniques.
  • Selon le ministère de la Mer, une centaine a été délivrée sur près de 180 demandes.
  • La Grande-Bretagne, elle, affirme avoir respecté les accords et rappelle que les licences ne sont octroyées que sous conditions.

Ce mercredi, la ministre de la Mer, Annick Girardin, reçoit les organisations des professionnels de la pêche pour aborder le sujet épineux des licences accordées, ou non, aux navires français par le gouvernement britannique pour travailler dans la zone des 6-12 milles. Manifestement, le compte n’y est pas encore malgré les accords signés lors du Brexit.

« C’est un nouveau refus des Britanniques de mettre en application les conditions de l’accord du Brexit malgré tout le travail entrepris ensemble », a déploré la ministre, mardi soir, dans un communiqué. Depuis la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, les pêcheurs français ont toutes les peines du monde pour obtenir des Anglais le sésame leur permettant de travailler dans la zone dite des 6-12 milles, celle-ci se trouvant dans les eaux territoriales britanniques.

Une approche « raisonnable » et « conforme » selon les Anglais

Selon une liste publiée sur le site Internet du gouvernement anglais, seuls 88 navires français disposent actuellement de la fameuse licence dont la date d’expiration est fixée au 31 décembre 2021. Le ministère de la Mer français pointe du doigt une délivrance de ces licences au compte-goutte et un nombre encore loin de ce qui est espéré : « Au total, seules 100 licences ont été accordées sur les 175 demandées », affirme Annick Girardin. Car aux 88 accordées, il faut en ajouter douze supplémentaires en cours de délivrance.

De son côté, le gouvernement britannique affirme que son « approche a été raisonnable et pleinement conforme à [ses] engagements dans l’accord de commerce et de coopération ». Les Britanniques rappellent qu’ils ne sont tenus d’accorder une licence pour accéder à la zone des 6-12 milles qu’aux navires pouvant justifier d’une activité de pêche dans cette même zone « pendant quatre années sur cinq entre 2012 et 2016 ». Les demandes rejetées l’ont été faute de justificatifs souligne le gouvernement anglais.