Toulouse : Quels sont les quartiers où les prix de l'immobilier flambent le plus ?

ÇA CHAUFFE Depuis un an, les prix de l’immobilier dans les appartements anciens à Toulouse ont enregistré une hausse de 8,4 %. Une flambée qui touche la grande majorité des quartiers

Béatrice Colin
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Une rue du centre ville de Toulouse (illustration).
Une rue du centre ville de Toulouse (illustration). — FRED SCHEIBER/SIPA
  • Le salon de l’immobilier s’ouvre ce vendredi au Parc des Expositions de Toulouse, alors que les prix dans l’ancien ont connu une hausse importante en Haute-Garonne au cours de la dernière.
  • Les prix des appartements anciens ont connu une hausse de 5,3 % sur le département et de plus de 8 % à Toulouse, avec un prix médian de 3.130 euros du m2.
  • Tous les quartiers de la Ville rose ont vu les prix augmenter, certains tirés par les projets de rénovation comme Bonnefoy ou Jolimont.

Les annonces ne restent pas longtemps en ligne, et même un bien qui avait du mal à se vendre il y a encore un an, trouve aujourd’hui rapidement acquéreur. A Toulouse, et dans sa région, le secteur de l’immobilier est définitivement sorti de sa léthargie. « Après le premier confinement, nous étions loin de nous imaginer que le marché redémarrerait aussi fortement. Le goût des Français pour la pierre, valeur refuge, se confirme », relève Frédéric Giral, délégué immobilier à la chambre des notaires de la Haute-Garonne.

Alors que le salon de l’immobilier s’ouvre ce vendredi au nouveau Parc des Expositions, il présentait ce mardi un bilan sur l’évolution annuelle des prix. Et il ne fait aucun doute qu’ils flambent sur l’ensemble de la Haute-Garonne mais aussi dans les départements limitrophes.

L’attrait du périurbain

« Pour certaines villes comme Montauban, dont le prix au m2 a augmenté de 14 % en un an, il y a un effet de rattrapage. Mais aussi cette notion de résidence semi-principale, les gens font du temps partagé grâce au télétravail et vont s’installer en périphérie ou dans les départements mitoyens. Il y a une vraie réflexion sur leur logement, sur le besoin d’avoir un extérieur et du coup une hausse des ventes dans les zones semi-rurales, dans la seconde couronne toulousaine », poursuit le porte-parole de la chambre.

Mais si des villes comme Albi ont enregistré une hausse de 8,9 %, avec un prix frôlant désormais les 2.000 euros du m2 dans l’ancien, c’est loin d’être le grand exode à Toulouse. La hausse des prix de 8,4 % sur la Ville rose en un an a incité les propriétaires à vendre leurs biens. Et tous les quartiers sont concernés, avec des hausses plus ou moins importantes.

Tous les quartiers dans l’ascenseur

Le secteur Saint-Aubin-Dupuy (+10,2 %), très plébiscité, a rejoint les quatre autres quartiers où le prix du m2 dépasse désormais les 5.000 euros, bientôt rattrapés par les Chalets (4.810 euros + 4,2 %).

« Matabiau (4.750 euros + 8,7 %) et Bonnefoy (3.190 euros +13,5 %) enregistrent une forte hausse grâce au grand projet de rénovation urbain en cours lié à l’arrivée de la LGV. C’est aussi le cas de Marengo-Jolimont (3.430 euros + 16,6 %) qui va connaître un grand projet de réaménagement dont on parle beaucoup, il y a du coup une forte anticipation », souligne Philippe Pailhes, membre de la chambre des notaires.

Et s’il y a encore peu, les quartiers populaires avaient tendance à être à la traîne, « aujourd’hui les gens acceptent de payer le prix, il y a une contamination », poursuit le porte-parole qui suspecte un marché de plus en plus spéculatif. Et, à moins que les élections présidentielles freinent les acquéreurs, cette tendance à la hausse dans l’ancien devrait se poursuivre.