Les dirigeants de la Société générale renoncent à leur stock-options

POLEMIQUE C'est ce qu'ils ont annoncé en fin d'après-midi dimanche...

Avec agence

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Les dirigeants de la Société Générale ont accepté provisoirement vendredi de ne pas exercer les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année, sans satisfaire le gouvernement qui souhaiterait les voir y renoncer purement et simplement.
Les dirigeants de la Société Générale ont accepté provisoirement vendredi de ne pas exercer les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année, sans satisfaire le gouvernement qui souhaiterait les voir y renoncer purement et simplement. — Joël Saget AFP/Archives

Ils ont finalement craqué sous la pression. Les dirigeants de la Société générale ont renoncé complètement à recevoir leur stock-options, face à la polémique qui fait rage et aux demandes pressantes du gouvernement, a annoncé la banque dimanche, dans un courrier aux salariés dont l'AFP a eu une copie.

«Pour couper court aux polémiques actuelles, nous avons décidé de renoncer au bénéfice de l’attribution de ces stock-options et en avons informé le conseil d’administration», écrivent les quatre principaux cadres dirigeants de la banque. Le courrier doit être adressé aux salariés lundi matin, précise-t-on à la Société générale.

Les dirigeants de la banque avaient accepté provisoirement vendredi de ne pas «exercer» les milliers de stock-options qui leur ont été attribuées cette année, sans satisfaire le gouvernement qui souhaitait les voir y «renoncer» purement et simplement.

Pression massive de la majorité

Après le président Nicolas Sarkozy et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, la ministre de l'Economie Christine Lagarde est montée au créneau à son tour dimanche et a demandé aux dirigeants de la banque de renoncer complètement à leurs stock-options.

L'annonce, mercredi, de l'attribution de 70.000 stock-options au président Daniel Bouton et de 150.000 au directeur général Frédéric Oudéa avait en effet déclenché une très vive polémique, dans un contexte marqué par la grande mobilisation sociale de jeudi. Deux autres cadres dirigeants étaient aussi concernés.