Electricité : Pour Bruno Le Maire le marché unique européen est « obsolète » et doit être « revu de fond en comble »

CONSOMMATION Les prix de l'électricité risquent d'augmenter encore plus l'année prochaine

20 Minutes avec AFP
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Photos de pylônes et poteaux électriques et ligne à haute tension RTE Enedis et EDF  ici à Domloup près de Rennes.
Photos de pylônes et poteaux électriques et ligne à haute tension RTE Enedis et EDF ici à Domloup près de Rennes. — Camille Allain / 20 Minutes

Un changement à venir ? « Le marché unique européen de l’électricité ne marche pas, il est aberrant », a estimé vendredi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, affirmant souhaiter débattre lundi avec ses homologues européens de la révision d’un système selon lui « obsolète ».

« Il faut revoir de fond en comble le fonctionnement du marché unique de l’électricité : les Français en paient la facture d’une manière incompréhensible pour eux et totalement inefficace du point de vue économique », a déclaré le ministre sur Public Sénat.

« Dès lundi, à la réunion des ministres des Finances, je vais poser la question »

« Nous, en France, on s’approvisionne en électricité à partir des centrales nucléaires et de l’énergie hydraulique, donc on a une énergie décarbonée et un coût très bas, mais le marché […] fait qu’il y a un alignement des prix de l’électricité en France sur les prix du gaz », a-t-il détaillé. « Donc, on prend de plein fouet cette augmentation des prix du gaz alors même qu’on a notre indépendance en matière de production électrique : c’est totalement aberrant », a jugé le ministre.

« On ne va pas continuer comme ça », a-t-il conclu. « Dès lundi, à la réunion des ministres des Finances, je vais poser la question sur la table […] je vais dire : le marché unique de l’électricité fonctionne selon des règles qui sont obsolètes ».

Les prix de l'électricité sont en train de flamber sur le marché de gros, tirés par les prix du gaz et les quotas d’émission du CO2. Cela risque de se traduire par une forte hausse pour le consommateur l'an prochain, lorsque la Commission de régulation de l'énergie devra proposer une nouvelle évolution des tarifs réglementés.