Stock-options: l'UMP demande des «explications» à la Société Générale

ENTREPRISES 70.000 stock-options ont été attribuées à son président Daniel Bouton...

Avec agence

— 

La Société Générale (SG) et son président Daniel Bouton ont été relaxés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire de blanchiment dite du "Sentier II".
La Société Générale (SG) et son président Daniel Bouton ont été relaxés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire de blanchiment dite du "Sentier II". — Eric Piermont AFP/Archives

Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a trouvé vendredi «un peu bizarre» l'octroi de dizaines de milliers de stock-options à plusieurs dirigeants de la Société Générale, dont son président Daniel Bouton, et il a demandé à la banque «des explications». «C'est ma banque la Société générale et comme tout client je voudrais savoir», a t-il déclaré sur Canal +.

La Société Générale a annoncé mercredi dans un communiqué que son conseil d'administration avait voté, le 9 mars, l'attribution de 70.000 stock-options à son président Daniel Bouton et 150.000 au directeur général, Frédéric Oudéa. Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, se sont vu attribuer 50.000 stock-options chacun.

Chatel trouve cela «indécent»

«C'est une banque qui n'a quand même pas su déceler qu'il y a quelqu'un qui détournait 4,9 milliards d'euros», a ajouté Xavier Bertrand, faisant référence à l'affaire Jérôme Kerviel. «Et puis d'un autre côté, on a besoin aujourd'hui que cette banque soit exemplaire comme toutes les banques qui ont été aidées» pour faire face à la crise financière, «donc des explications ça ferait du bien», a-t-il insisté.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, est lui aussi surpris par ces stock-options: «Quand j'ai entendu cela, j'ai trouvé cela indécent», a-t-il réagi, «parce que dans le contexte actuel, [...] chaque acteur, chaque partenaire social se doit d'envoyer des messages constructifs», a-t-il déclaré ce vendredi matin sur Europe 1.