Laurent Wauquiez promet un plan de 100 millions d’euros pour parvenir à « la première montagne durable d’Europe »

ENVIRONNEMENT Avec le « plan montagne 2 », qu’il dévoile ce jeudi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes aimerait « tendre vers des stations zéro émission »

J.Lau. avec AFP
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Laurent Wauquiez, ici lors de sa rentrée politique, le 29 août aux Estabelles (Haute-Loire).
Laurent Wauquiez, ici lors de sa rentrée politique, le 29 août aux Estabelles (Haute-Loire). — Bony/SIPA

Laurent Wauquiez va dévoiler, ce jeudi dans la station du Grand-Bornand (Haute-Savoie), son idée d’un « plan montagne 2 ». Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a accordé un entretien au Dauphiné Libéré, promet un projet de 100 millions d’euros, afin de faire de la région « la première montagne durable d’Europe ». L’idée principale portée par Laurent Wauquiez est de « tendre vers des stations zéro émission ».

De 10 à 20 millions d’euros iront à des projets innovants qui accompagneront la transition environnementale des stations comme « de l’éclairage public moins consommateur, l’acquisition de dameuses à hydrogène ou encore l’installation de panneaux photovoltaïques sur les canons à neige ». La région AURA entend également travailler sur l’offre des stations hors neige avec « des luges sur rail, des passerelles himalayennes ou des équipements ludiques, qui seront aussi exploitables l’été », avec « 15 millions d’euros dépensés dans ce sens ».

« La casse a été limitée » avec le plan d’urgence de 400 millions d’euros

Des crédits iront également à la rénovation des hébergements et centres de vacances, aux « ascenseurs valléens » et à la découverte du ski pour les jeunes. Les petites stations de moyenne montagne se verront allouer une enveloppe spécifique de 5 millions d’euros. Laurent Wauquiez s’est félicité que le plan d’urgence de 400 millions d’euros de prêts et d’aides pour la montagne, mis en place l’hiver dernier dans le contexte de fermeture des remontées mécaniques en raison du Covid-19, ait permis de faire face à une « menace considérable » pour l’économie locale. « La casse a en tout cas été limitée. Notre plan d’urgence était là pour sauver les entreprises et les emplois. Il faut maintenant se tourner vers l’avenir et c’est là qu’intervient le nouveau plan », insiste-t-il.

Interrogé sur l’avenir du ski dans un contexte de réchauffement climatique, il souligne qu'« on n’abandonne pas du jour au lendemain les 100.000 personnes qui vivent du ski dans notre région », et ce « d’autant que le ski a encore de beaux jours devant lui ». « Des gens opposent souvent le tourisme et l’environnement, l’emploi et le développement durable. Je n’ai pas envie qu’on transforme la montagne en une réserve indigène », conclut l’élu. Le Premier ministre Jean Castex avait dévoilé en mai dernier à Bourg-Saint-Maurice (Savoie) un plan d’investissement de 650 millions d’euros visant à diversifier le tourisme de montagne.