Smic : Vers une augmentation automatique de 35 euros brut en octobre

SALAIRES D’après l’Insee, l’indice des prix a augmenté de 2,2 %, ce qui va provoquer une hausse automatique du Smic

20 Minutes avec AFP
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Des bulletins de paie. (illustration)
Des bulletins de paie. (illustration) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le Smic va connaître une augmentation automatique au 1er octobre, du fait d’une hausse de 2,2 % de l’indice des prix servant de base à de possibles revalorisations, selon le chiffre publié ce mercredi par l’Insee. Le ministère du Travail a annoncé que l’augmentation du Smic correspondrait à 35 euros brut par mois, soit 2,2 %. L’Insee confirme par ailleurs une accélération de 1,9 % de l’inflation en août sur un an. « Cette hausse de l’inflation résulte notamment du rebond des prix des produits manufacturés (+1,1 % après -1,1 %) », de ceux de l’énergie, de l’alimentation et des services, explique l’Institut national de la statistique dans un communiqué.

« L’indice des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie (…) est en hausse de 2,2 % » par rapport à novembre 2020, mois de référence lors de la dernière revalorisation du Smic au 1er janvier dernier, ajoute par ailleurs l’Insee. Cette évolution ouvre la voie à une augmentation du salaire minimum, puisque selon le Code du travail, une progression d’au moins 2 % doit entraîner une revalorisation du Smic au 1er octobre.

Augmentation automatique de 0,99 % en janvier dernier

Le Smic avait été augmenté de 0,99 % au 1er janvier pour atteindre 1.554,58 euros brut par mois, soit une hausse de 15 euros. Cette hausse, qui correspondait à une revalorisation automatique du Smic, a porté le montant brut horaire à 10,25 euros.

Chaque année, certains syndicats, comme la CGT qui réclame un Smic à 1.800 euros, demandent au gouvernement d’aller au-delà de la hausse automatique, mais le dernier « coup de pouce » remonte à juillet 2012 au lendemain de l’élection du président socialiste François Hollande. Les gouvernements qui ont suivi se sont abstenus de toute hausse exceptionnelle, jugeant que cela nuirait à l’emploi des moins qualifiés. Dans le détail, la hausse des prix de l’alimentation (+1,3 %), de l’énergie (+12,7 %) et des services (+0,7 %), s’est encore poursuivie en août.

L’indice des prix à la consommation harmonisé (ICPH), qui sert de base de comparaison au niveau européen, a lui augmenté de 2,4 % sur un an, après +1,5 % en juillet. Sur un mois, il a progressé de 0,7 % après +0,1 % le mois précédent.