Vins et spiritueux : Les exportations françaises repartent au 1er semestre 2021

ALCOOL Compte tenu du contexte sanitaire et des mauvaises récoltes cette année, les professionnels demeurent inquiets malgré la reprise des ventes à l’étranger

M.F avec AFP
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qdbgSEbg — JC Tardivon/SIPA

Un lot de consolation pour les producteurs de vins et de spiritueux français. « Dans un contexte international qui demeure incertain, les exportations de vins et spiritueux français ont rebondi avec un chiffre d’affaires de 7,25 milliards d’euros », indique la fédération des exportateurs de vins et spiritueux ( FEVS) mardi dans un communiqué.

Une « progression spectaculaire » de 42,8 % par rapport à la même période en 2020. Cependant la FEVS précise que cette hausse « doit être très fortement relativisée puisqu’elle n’est que de 8,6 % en valeur par comparaison avec l’exercice 2019 ».

On a « du mal à mesurer concrètement comment tout ça va finir »

Il est « difficile de tirer des enseignements très clairs » de ce rebond, a estimé Nicolas Ozanam, délégué général de la FEVS. D’un côté, la suspension, au cours du semestre, des sanctions américaines sur ces produits « a été un facteur de stimulation », d’autant « qu’un certain nombre d’importateurs, ne sachant pas ce qui allait se passer après la première période de suspension de quatre mois, ont, si j’ose dire, "chargé la mule" », a déclaré Nicolas Ozanam.

Dans le même temps, « on est quand même dans une période de récupération et de réouverture de certains marchés », a indiqué Nicolas Ozanam, pour qui on a « du mal à mesurer concrètement comment tout ça va finir ».

Rendements historiquement bas pour 2021

Enfin, le « gel catastrophique » d’avril laisse craindre des rendements historiquement bas pour les vignes françaises : selon les premières projections publiées début août par le ministère de l’Agriculture, la récolte française de vin devrait être en baisse de 24 % à 30 % en 2021. « Le fait d’avoir une récolte déficitaire n’est pas un élément très favorable pour prolonger » la dynamique de redémarrage des exportations, craint Nicolas Ozanam, qui met également en avant les problèmes logistiques qui touchent le commerce mondial.

Concernant les Etats-Unis, premier marché à l’exportation du vin français, « la suspension des sanctions ne vaut pas résolution du conflit : il est impératif que l’Union européenne et la France résolvent définitivement et sans délai ces contentieux. Nos entreprises ne peuvent pas travailler avec une épée de Damoclès sur la tête », déclare César Giron, président de la FEVS, cité dans le communiqué.