«Le quoi qu'il en coûte c'est fini», déclare Bruno Le Maire aux patrons

CRISE Le ministre de l’Economie a expliqué, mercredi lors d’une rencontre du Medef, que le gouvernement était passé à du « sur-mesure » et qu’il continuerait à « soutenir ceux qui en ont besoin »

Emilie Jehanno
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Bruno Le Maire, lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France, organisée par le Medef du 24 au 26 août 2021.
Bruno Le Maire, lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France, organisée par le Medef du 24 au 26 août 2021. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Durant la crise sanitaire, «nous n’avons pas compté l’argent public parce que c’était responsable de le faire. Mais maintenant que l’ économie française redémarre, que nous avons des perspectives de croissance à 6 %, le quoi qu’il en coûte c’est fini», a déclaré Bruno Le Maire, mercredi, à l’occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

Le ministre de l’Economie a ainsi expliqué que le gouvernement voulait, concernant le soutien au secteur économique «passé au sur-mesure». «Nous continuerons à soutenir ceux qui en ont besoin», a-t-il ajouté, donnant rendez-vous le 30 août au monde de la culture, des restaurateurs, les hôtels, les bars, le monde du tourisme, les voyagistes. Cette réunion à Bercy doit décider du maintien de certaines aides aux entreprises liées à la crise sanitaire au-delà du 31 août.

«Il est le temps que l’état revienne à sa juste place», pour le patron du Medef

«Nous regarderons ceux qui ont perdu du chiffre d’affaires pendant cette crise sanitaire, pendant ce mois de pass sanitaire et nous aiderons ceux qui ont perdu l’argent à cause des réglementations sanitaires», a promis le ministre.

«Mais pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat !», a lancé Bruno Le Maire en écho au président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux qui a déclaré que «nous ne sommes pas des entrepreneurs pour vivre des aides de l’Etat», demandant lui aussi d«arrêter le quoi qu’il en coûte». «Il est temps que l’Etat revienne à sa juste place», a ajouté ce dernier.