Conso : La location de vêtements en plein essor

ARGENT De nombreux sites internet proposent de louer des vêtements pour quelques jours, et la Direction de la concurrence a fait un récent état des lieux du secteur

J.P. pour 20 Minutes
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IStock / City Presse

À l’heure de la consommation collaborative, les services de location en tout genre foisonnent sur le Web. De l’outillage du parfait bricoleur au mobilier, en passant par le petit électroménager, on peut louer tout ou presque en fonction de ses besoins. Et les vêtements n’échappent pas à la tendance.

Des plus abordables aux plus stylées, de nombreuses pièces de mode sont proposées à la location sur des plateformes spécialisées comme Lecloset.fr, Lescachotieres.com, 1robepour1soir.com, Maj-location.com ou encore Lafashionlib.fr. Face à l’essor des offres du genre, la Direction de la concurrence (DGCCRF) a enquêté pour la première fois sur ce nouveau secteur en 2019 auprès de 11 sites. Et son rapport est paru récemment.

À chaque occasion spéciale, sa tenue

Côté formules, les clients ont le choix entre une location ponctuelle ne durant que quelques jours ou un abonnement mensuel sous la forme de box. Alors que certaines plateformes sont propriétaires des vêtements qu’elles louent, d’autres jouent la carte collaborative en proposant aux particuliers de s’échanger des pièces de leur dressing ou ont un partenariat avec des marques d’habillement.

Sans surprise, ce sont les tenues d’exception – que l’on n’a pas les moyens de s’offrir ou que l’on ne portera que pour une occasion spéciale – qui sont privilégiées. Et la DGCCRF d’expliquer que ce sont essentiellement les « articles de marques ou de luxe, de tenues de soirée ou de mariage, de vêtements de grossesse ou, plus rarement, des vêtements traditionnels étrangers » qui sont proposés à la location.

Gare aux clauses abusives

Mais les enquêteurs ont relevé un taux d’anomalie de 84 % sur les 11 sites contrôlés. En cause, principalement, des manquements aux obligations d’information précontractuelle sur les produits, ainsi qu’un certain nombre de clauses abusives concernant par exemple le dépôt d’arrhes (non remboursables en cas de rétractation) à la charge du client à la commande ou l’exonération de responsabilité du professionnel en cas de vol ou de perte de biens confiés par le client ou lors de la livraison.

La DGCCRF ​a néanmoins souligné la réactivité des plateformes concernées pour mettre à jour leurs conditions générales de vente à la suite des avertissements reçus.