L'allemand Continental suscite la colère en France

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L'indignation était générale, hier, contre l'allemand Continental, qui a confirmé mercredi la fermeture de son usine de pneus de Clairoix (Oise). En grève, les 1 120 salariés ont dénoncé une « trahison », rappelant qu'ils ont accepté de revenir aux 40 heures en 2007 pour garder l'usine jusqu'en 2012. « La crise a bon dos ! », s'est indigné le sénateur UMP local Thierry Mariani. Le gouvernement a aussi haussé le ton : « L'entreprise aura à se justifier devant les juges », a déclaré Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, tandis que Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, estimait que les salariés auront « raison » de porter plainte. Encouragée par l'Elysée, la chancelière allemande s'est engagée à parler avec la direction, qui assure avoir respecté la loi. ■