Automobile : Le marché français « ne repart pas » et l’année s’annonce difficile

VOITURES Par rapport à juillet 2020, marqué par la reprise avec la réouverture des concessions automobiles, le marché est en baisse de 35,35 % avec 115.713 immatriculations de voitures neuves particulières

20 Minutes avec AFP
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Sur les sept premiers mois de 2021, le marché des voitures neuves particulières est en baisse de 22,42 % par rapport à 2019 avec 1.038.478 immatriculations (illustration)
Sur les sept premiers mois de 2021, le marché des voitures neuves particulières est en baisse de 22,42 % par rapport à 2019 avec 1.038.478 immatriculations (illustration) — Toshifumi Kitamura afp.com

Le marché de l'automobile français « ne repart pas » en juillet avec une baisse des ventes de 32,81 % par rapport à l’avant pandémie, en juillet 2019, ont annoncé dimanche les constructeurs. Et franchir la barre des deux millions de voitures neuves vendues sur l’année apparaît désormais compromis. Par rapport à juillet 2020, marqué par la reprise avec la réouverture des concessions automobiles, le marché est en baisse de 35,35 % avec 115.713 immatriculations de voitures neuves particulières, selon un communiqué.

« On est sur un marché qui ne repart pas », a déclaré à François Roudier, de la Plateforme automobile (PFA) représentant les constructeurs français (anciennement CCFA). « Les Français gardent leur épargne ou la dépensent dans leur logement », avance-t-il comme explication. Par ailleurs, il y a moins de voitures neuves sur le marché à cause de « la pénurie de composants », souligne-t-il, qui freine la production automobile depuis plusieurs mois.

Les constructeurs étrangers baissent aussi

Sur les sept premiers mois de 2021, le marché des voitures neuves particulières est en baisse de 22,42 % par rapport à 2019 avec 1.038.478 immatriculations. « Nous pensons qu’il risque d’être difficile d’atteindre 1,8 million de ventes cette année », prévoit François Roudier qui compare le niveau d’immatriculations 2021 « au début des années 1970 ». « Ce sera la deuxième année où on ne parvient pas à atteindre les deux millions de ventes », s’inquiète-t-il. L’an dernier, les immatriculations de voitures neuves en France étaient tombées à 1,65 million, contre 2,2 millions en 2019, soit une chute de 25,5 % à cause de la pandémie.

Sur le mois de juillet, Stellantis est en baisse de 39,57 % par rapport à juillet 2019 avec un fort recul de ses marques Alfa Roméo (-70,45 %), Citroën (-48,24 %) et Fiat (-50,57 %). Le groupe Renault est en baisse de 34 %. Les constructeurs étrangers baissent aussi : le groupe Volkswagen de 27,47 % et son compatriote BMW de 17,72 %. Toyota (-12,94 %) et Hyundai (-0,60 %) affichent cependant une hausse sur les sept premiers mois de 2021 par rapport à 2019, de respectivement 1 % et 4,66 %.