Consommation : Les fruits et légumes redescendent à des prix pré-pandémie, selon Familles rurales

PLACE DU MARCHE Le prix des fruits a baissé de 4 % et celui des légumes de 11 % par rapport à 2020 d’après Famille rurales

20 Minutes avec AFP
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Les fruits et légumes au marché de Rungis. (illustration)
Les fruits et légumes au marché de Rungis. (illustration) — JEANNE ACCORSINI/SIPA

A l’exception des cerises, rares sur les étals à cause du gel, la plupart des fruits et légumes vendus en France sont revenus à des niveaux proches d’avant la pandémie, calcule l’association Familles rurales dans son observatoire annuel, publié ce vendredi. « Après une année 2020, record en termes de prix, la plupart des produits de notre panier retrouvent des valeurs proches de celles relevées en 2019 », rapporte l’association de défense des consommateurs dans un dossier de presse.

« Hors cerises, les prix ont globalement baissé de -8 % entre juin 2020 et juin 2021 (-4 % pour les fruits et -11,5 % pour les légumes) », selon Familles rurales. Dans le détail, les prix des fruits bio ont globalement baissé de 5 %, ceux en conventionnel de 3 %. Les abricots – qui ont aussi souffert du gel – et les pommes connaissent une hausse marquée en conventionnel (respectivement +18 % et +9 %). A l’inverse, le melon recule de 21 %.

Un panier de huit fruits et dix légumes

Quant aux légumes, les bios ont baissé de 5 %, les conventionnels de 18 %. Familles rurales a réalisé 111 relevés de prix du 15 au 30 juin dans des hypermarchés, supermarchés, magasins type hard discount et enseignes bios, via une équipe de 83 « veilleurs consommation » dans 38 départements. Son calcul est basé sur un panier de huit fruits (pomme, melon, abricot, fraise, pêche, banane, citron, pastèque) et dix légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, laitue, poivron vert, pomme de terre, tomate grappe, concombre, oignon jaune).

Devant certains prix qui « atteignent des sommets » et les contraintes de pouvoir d’achat, l’association suggère de favoriser les produits « qui demeurent accessibles au plus grand nombre » (carottes, courgettes, bananes, concombres…) et de ne « surtout pas renoncer à une alimentation saine ». Familles rurales appelle aussi les pouvoirs publics à instaurer un chèque « fruits et légumes » pour les plus modestes.