L’ancien porte-avions « Foch » bientôt transformé en palace flottant avec golf, cinémas et restaurants ?

PROJET FOU Un homme d’affaires allemand cherche des investisseurs afin de transformer l’ancien navire de la Marine française en luxueux complexe hôtelier

20 Minutes avec agence
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Le porte-avions Foch pourrait être transformé en complexe hôtelier.
Le porte-avions Foch pourrait être transformé en complexe hôtelier. — TSCHAEN/SIPA

Un ancien porte-avions transformé en un palace flottant sur les eaux de la mer Noire ? C’est l’idée d’Udo Stern, un homme d’affaires allemand, qui souhaite voir le porte-avions Foch devenir un luxueux complexe hôtelier off shore, rapporte BFM TV.

Problème ? L’ancien navire de la Marine nationale française a été cédé au Brésil en 2000 avant d’être mis à la retraite en 2018. Racheté depuis par un ferrailleur turc pour 1,6 million de dollars, il doit rejoindre en fin d’année Izmir en Turquie afin d’être démantelé. L’acheteur espère revendre 24.000 tonnes d’acier.

Casino, cinémas, restaurants, golf…

Toutefois, Udo Stern souhaiterait donner une autre fin de vie au porte-avions long de 265 mètres. Cet ancien membre du directoire de Lufthansa envisage d’y installer une salle de concert, un casino, mais aussi des cinémas, des bars et des restaurants. Les cabines d’officiers, au nombre de 55, seraient changées en chambre. Un golf transformable en piste de ski pour l’hiver serait installé sur le pont. Afin d’amener les clients, des hélicoptères et des taxis volants pourraient se poser sur les plateformes d’appontage.

Pour financer ce projet fou, Udo Stern cherche à réunir des investisseurs. Le coût n’a pas été communiqué mais il se chiffrerait à des centaines de millions d’euros, précise BFM TV.

Une clause de non-exportation

Reste que lors de la vente du Foch au Brésil, une clause a été imposée par la France. Après sa carrière militaire, le navire ne devait être revendu que pour être démantelé. La clause pourrait-elle être levée pour le projet de l’homme d’affaires allemand ?

« Le contrat de vente au Brésil comporte une clause de non-exportation. Il reste sa propriété jusqu’au démantèlement et ne peut être vendu à qui que ce soit et quel que soit l’usage sans un accord de la France », a indiqué auprès de BFM TV Business le ministère des Armées, précisant n’avoir reçu aucune demande pour le moment. En attendant, le navire pourrait rester longtemps au Brésil car des représentants de la société civile d’Izmir, mais aussi des élus, des experts et des organisations syndicales ne veulent pas du navire en Turquie en raison d’une possible pollution lors de son démantèlement.