La justice valide la reprise d’Office dépôt France par le groupe Alkor

JUSTICE La cour d’appel de Douai a rejeté le recours du CSE d’Office dépôt France qui s’opposait à la cession de l’entreprise au groupe Alkor

Mikaël Libert

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Un magasin Office Depot à Paris (image d'illustration).
Un magasin Office Depot à Paris (image d'illustration). — Thomas SAMSON / AFP
  • La société Office dépôt France est en redressement judiciaire depuis février 2021.
  • Son propriétaire, un fonds Allemand, a finalement décidé de céder l’entreprise.
  • Le comité social d’entreprise d’Office dépôt s’était opposé au choix du repreneur mais sa requête a été rejetée.

La société Office dépôt, spécialisée dans les fournitures du bureau, sera finalement bien cédée au repreneur choisi par le tribunal de commerce de Lille, le groupe Alkor. La cour d’appel de Douai a donc rejeté la requête du CSE d’Office dépôt France qui s’était opposé à ce choix a-t-on appris auprès des administrateurs judiciaires.

C’est l’épilogue d’une période d’incertitude qui dure depuis le mois de février dernier, lorsque la société Office dépôt France avait été placée, à sa demande, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille. En grande difficulté financière, notamment en raison de l’épidémie de Coronavirus, Office dépôt n’avait pas pu lancer le plan de transformation qui aurait pu sauver l’entreprise, dont une nouvelle équipe dirigeante avait pris les rennes en mars 2019.

Le CSE d’Office dépôt avait dénoncé un « excès de pouvoir »

Quelques mois plus tard, le fonds allemand Aurelius avait décidé de céder Office dépôt, dont il est le propriétaire. Début juin, le tribunal de commerce avait examiné les différentes offres de reprise pour finalement retenir celle présentée par la coopérative Alkor Groupe qui possède par ailleurs les marques Majuscule, Burolike et Ioburo.

Dans son offre, Alkor prévoyait la reprise de 460 des 1.750 salariés d’Office dépôt. Une bourse à l’emploi devait, d’un autre côté, offrir « des emplois à 370 collaborateurs dans les fonctions commerciales », assurent les administrateurs judiciaires. Le comité social et économique (CSE) d’Office dépôt avait dénoncé un « excès de pouvoir » pour le choix de ce repreneur et avait interjeté appel de la décision du tribunal de commerce de Lille devant la cour d’appel de Douai.

Le recours a néanmoins été rejeté, la cour d’appel estimant que l’excès de pouvoir n’était pas démontré et que « c’est le caractère sérieux de l’offre du groupe Alkor dans ses différentes composantes qui a été retenu par le tribunal dans le cadre de son pouvoir souverain d’appréciation ». Alkor est donc désormais officiellement propriétaire d’Office dépôt France.