Emploi : L’embellie se confirme pour les cadres au 2e trimestre

TRAVAIL Selon l’Apec, d’avril à juin, 14 % des entreprises ont embauché au moins un cadre, une hausse de deux points par rapport au premier trimestre

20 Minutes avec AFP
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Illustration: un open-space en France.
Illustration: un open-space en France. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le marché de l’emploi des cadres a presque tourné la page de la crise du coronavirus. Le « redémarrage » des embauches des cadres du secteur privé s’est en effet « confirmé » au deuxième trimestre, « alimenté par le rebond de l’activité » économique, selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) publiée mardi.

Sur cette période, 14 % des entreprises ont « embauché au moins un cadre », soit une hausse de deux points par rapport au premier trimestre et un gain de quatre points comparé au dernier trimestre de 2020, note l’Apec. Davantage de PME ont recruté des cadres d’avril à juin qu’au trimestre précédent. Surtout, le nombre des offres d’emploi pour les cadres publiées sur le site apec.fr a progressé au deuxième trimestre, allant jusqu’à retrouver en juin son « niveau record de juin 2019 ».

« Une confiance retrouvée »

Pour un quart des entreprises (26 %), le deuxième trimestre a été « meilleur que prévu ». Signe de l’embellie, 78 % des entreprises disaient en juin avoir « confiance dans l’évolution de leur activité » (contre 65 % en mars). « Après de longs mois sans visibilité », les entreprises « affichent une confiance retrouvée », qui « devrait perdurer jusqu’à la fin de l’année », estime le directeur général de l’Apec, Gilles Gateau. Certes, « le niveau d’incertitudes n’est pas nul » actuellement, mais « il a plutôt régressé par rapport aux épisodes précédents » de la crise sanitaire, relève-t-il.

Du côté des salariés, « les intentions de mobilité externe » sont restées stables au deuxième trimestre, avec 12 % des cadres qui envisageaient de quitter leur entreprise pour une autre au trimestre suivant. Mais la perspective de changer d’entreprise « redevient attractive », souligne l’Apec. Au deuxième trimestre, la moitié des cadres (51 %) voyaient ainsi dans un changement d’entreprise « une opportunité plutôt qu’un risque », quand ils n’étaient que 45 % à partager cet avis au premier trimestre.

Toutefois, six cadres sur dix (58 %) jugent qu’il leur serait « difficile » de trouver « un emploi équivalent ». Et 23 % « continuent de se sentir menacés par le risque de licenciement », une crainte qui concerne 34 % des moins de 35 ans. En 2020, seulement 6 % des cadres avaient changé d’entreprise, « le taux le plus bas depuis 2015 », indique l’Apec.