Coronavirus : La filière aéronautique est « sortie d’affaire », selon Bruno Le Maire

PANDEMIE « Airbus doit rester le premier constructeur aéronautique mondial, et la filière aéronautique française et européenne doit rester la première mondiale », a martelé le minsitre de l'Economie lors d’une visite sur le site d’Airbus à Blagnac près de Toulouse

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. — Ludovic MARIN / AFP

Airbus reprend des couleurs. La filière aéronautique est « sortie d’affaire », un an et demi après le début de la crise sanitaire du Covid-19, a affirmé ce vendredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, mettant en avant les aides apportées par l’Etat. « Elle est sortie d’affaire et commence à redémarrer, avec les commandes qui reprennent. Le transport aérien redémarre, très fort aux Etats-Unis et en Chine, plus lentement en Europe », a indiqué Bruno Le Maire lors d’une visite sur le site d’ Airbus à Blagnac près de Toulouse.

« L’Etat français a sauvé Airbus, il a sauvé la filière aéronautique et les milliers de personnes qui y travaillent », a martelé le ministre, rappelant les 15 milliards d’euros -prêts garantis, soutien aux fonds propres et à l’investissement et activité partielle - alloués à la filière aéronautique dans le cadre du plan France Relance. Selon lui, sans ces aides, « la filière aéronautique, qui a traversé la crise la plus grave depuis 1945, aurait pu disparaître ».

Prudence et détermination

« La réalité il y a quatorze mois seulement, c’était un transport aérien complètement à l’arrêt et des perspectives totalement bouchées pour la filière », a-t-il souligné après une visite sur le site d’assemblage de l'A350. « Et quand le transport aérien est à l’arrêt, vous auriez pu avoir une chaîne de faillites qui aurait fait disparaître en douze mois 30 ans d’efforts et un siècle d’histoire industrielle française », a ajouté le ministre de l’Economie.

« Et quand le transport aérien est à l’arrêt, vous auriez pu avoir une chaîne de faillites qui aurait fait disparaître en douze mois 30 ans d’efforts et un siècle d’histoire industrielle française », a ajouté le ministre de l’Economie. Bruno Le Maire a affirmé vouloir rester « prudent » et « déterminé » : « la filière est sortie d’affaire mais il faut continuer à investir dans les compétences comme dans les nouvelles technologies ».