Plan de relance : Macron défend ses réformes économiques dans une usine des Hautes-Pyrénées

INDUSTRIE Le Président poursuit son tour des Hautes-Pyrénées et en profite pour promouvoir l’action du gouvernement

M.F avec AFP
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Emmanuel Macron a de nouveau défendu ses réformes et le plan de relance dans l'usine Caf de Bagnères-de-Bigorre.
Emmanuel Macron a de nouveau défendu ses réformes et le plan de relance dans l'usine Caf de Bagnères-de-Bigorre. — Ludovic MARIN / AFP

Après avoir défendu l'extension du pass sanitaire lors de son passage sur l’étape du tour de France jeudi, Emmanuel Macron a choisi de promouvoir ses réformes économiques et le plan de relance de la France. En visite vendredi dans l’usine de matériels roulants CAF de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées, il a assuré devant la centaine de salariés que le pays pouvait « redevenir une grande nation industrielle ».

« On est redevenus compétitifs » grâce aux « gains des réformes » menées depuis le début du quinquennat, en particulier celle de la fiscalité avec « la baisse de l’impôt sur les sociétés et la suppression de l'ISF », a-t-il assuré. « On n’a pas d’industrie s’il n’y a pas d’investissements », selon lui. Emmanuel Macron a salué « l’engagement industriel » du groupe ferroviaire espagnol CAF, qui prévoit d’investir 25 millions d’euros dans son usine de Bagnères, qui fera porter ses effectifs à près de 400 personnes d’ici 2026 contre 120 actuellement.

700.000 euros dans le cadre du plan de relance

Cet investissement espagnol bénéficiera d’une aide de 700.000 euros dans le cadre du plan de relance de quelque 100 milliards d’euros prévu pour sortir de la crise du Covid-19. L’usine travaille à la rénovation des rames du RER A et à la construction d’un locotracteur pour la RATP. CAF a également été retenue par la SNCF pour la construction de 28 trains de type Intercités.

Pour faciliter le développement de l’usine, Emmanuel Macron a assuré que l’Etat serait « au rendez-vous » de la réouverture de la ligne ferroviaire d’une vingtaine de km entre Bagnères et Tarbes, pour laquelle l’Etat est prêt à investir 8 des 20 millions nécessaires.

Suite du parcours à Lourdes

Emmanuel Macron est attendu en début d’après-midi à Lourdes, où il s’entretiendra avec des élus et des professionnels du tourisme, avant d’être le premier président de la Ve République à visiter officiellement le site du Sanctuaire.

L’assouplissement des mesures sanitaires a permis le retour des pèlerins, mais l’affluence reste très inférieure aux années pré-Covid dans la deuxième ville hôtelière de France après Paris, qui dépend à 90 % du tourisme.