Croissance : Emmanuel Macron annonce une reprise de 6 % en 2021

PIB Le gouvernement qui anticipait jusque-là une croissance de 5 % de l’économie, se met au diapason de l’Insee mais aussi des récentes prévisions de la Commission européenne

20 Minutes avec AFP
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Le ministère de l'Economie à Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris (illustration).
Le ministère de l'Economie à Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris (illustration). — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

L’économie française va un peu mieux. Le gouvernement prévoit en effet une hausse de la croissance en 2021 et c’est à Emmanuel Macron qu’est revenu le rôle d’annoncer la bonne nouvelle. La croissance devrait s’établir à 6 % cette année, a indiqué lundi le chef de l’Etat. Il en a d’ailleurs profité pour annoncer un nouveau plan d’investissements à la rentrée pour « bâtir la France de 2030 ».

« Le "quoi qu’il en coûte", auquel je m’étais engagé dès mars 2020, nous a permis de protéger nos entreprises, nos emplois », mais aussi de « préserver le pouvoir d'achat de nombre de Français et est à l’origine d’un vigoureux rebond » de la croissance, a estimé le président au cours d’une allocution aux Français. Cette croissance place la France « en tête des grandes économies européennes », s’est même réjoui Emmanuel Macron.

La Banque de France un peu moins optimiste

Le gouvernement, qui tablait jusque-là sur une croissance de 5 % cette année, s’aligne ainsi sur les prévisions de la Commission européenne et de l’Insee qui avaient indiqué toutes deux la semaine dernière tabler sur 6 %. En revanche, la Banque de France prévoit une croissance légèrement inférieure, de 5,75 % pour l’ensemble de l’année 2021.

Le président de la République a également annoncé le lancement à la rentrée d’un nouveau plan d’investissement, après le plan de relance de 100 milliards d’euros décidé en septembre dernier. Ce nouveau plan interviendra « après le travail et les consultations en cours ». « Nous déciderons d’un plan d’investissement qui visera un objectif : bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain qui, dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des biotechnologies ou encore dans l’agriculture, dessineront notre avenir », a-t-il déclaré.

La priorité de l’emploi

Emmanuel Macron avait déjà évoqué fin avril « un deuxième temps de la relance », alors que 40 milliards d’euros du premier plan ont pour l’heure été mobilisés sur l’enveloppe totale de 100 milliards. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait également, en juin, jugé « utile de réfléchir » à des « investissements complémentaires », citant notamment la filière « hydrogène », les « batteries électriques », « le cloud », « l’espace » et « l’investissement dans les compétences » et la « formation ».

Du côté du marché du travail, l’emploi a « résisté » pendant la pandémie a jugé Emmanuel Macron, en mettant en avant la création de 187.000 emplois en mai, même si 300.000 emplois ont été détruits depuis le début de l’année. « La priorité de l’été et de l’automne est de retrouver non seulement le niveau d’emploi d’avant l’épidémie, mais aussi de nous réinscrire dans une trajectoire de plein-emploi », a estimé le chef de l’État. Les Français connaissent donc maintenant l’objectif pour l’emploi de la fin du quinquennat.