Dieselgate : Le constructeur japonais Mitsubishi Motors a payé une amende de 25 millions d’euros en Allemagne

POLLUTION En s’acquittant de cette somme, le constructeur met fin à une enquête de la justice allemande selon laquelle des véhicules non conformes ont été mis en vente

M.F avec AFP
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Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors a confirmé lundi avoir payé une amende de 25 millions d'euros ordonnée par la justice allemande dans l'affaire du Dieselgate
Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors a confirmé lundi avoir payé une amende de 25 millions d'euros ordonnée par la justice allemande dans l'affaire du Dieselgate — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

Vingt-cinq millions d’euros. C’est le montant de l’amende payée par le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors pour son implication dans la tentaculaire affaire du «  Dieselgate ». Un porte-parole du constructeur au Japon a confirmé ce lundi que l’amende ordonnée par le parquet de Francfort avait été payée « avant fin mars » et que le groupe n’avait « pas fait appel ».

L’agence Bloomberg avait rapporté vendredi qu’en s’acquittant de cette somme, le partenaire de Renault et Nissan avait ainsi mis fin à une enquête de la justice allemande selon laquelle des véhicules non conformes aux règles avaient été mis en vente par Mitsubishi à la suite d’un manque de « supervision » de cadres intermédiaires du groupe.

Le constructeur nie toute fraude

Le constructeur japonais avait affirmé n’avoir commis « aucune fraude » sur les niveaux de pollution de ses moteurs diesel après ces perquisitions, concentrées notamment sur ses moteurs diesel 1,6 et 2,2 litres certifiés selon les normes EURO 5b et 6b.

L’avis d’amende reçu par Mitsubishi « stipule qu’il y a eu par le passé des violations relevant de la négligence des tâches de supervision liées aux procédures d’approbation », a déclaré le porte-parole. « Il n’a pas été constaté que ces procédures avaient été enfreintes sciemment ou délibérément », et l’avis du parquet de Francfort « n’a pas identifié de comportement intentionnel ou frauduleux », a-t-il ajouté.

Les perquisitions du constructeur s’inscrivaient dans le vaste scandale des moteurs diesel truqués qui a éclaté en 2015, quand le constructeur allemand Volkswagen a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels capables de fausser le niveau des émissions. De nombreux autres groupes automobiles ont ensuite été mis en cause à leur tour dans cette affaire, de Daimler à Fiat Chrysler en passant par les français Renault et PSA (dont sa marque allemande Opel), ou encore l’équipementier allemand Bosch.