Coronavirus : Avec la pandémie, les priorités juridiques évoluent

LITIGES Les conséquences de la pandémie se ressentent dans l’augmentation des litiges juridiques et le type de conflits des ménages, selon un récent sondage

Agence pour 20 Minutes
— 
IStock / City Presse

Comme de nombreux secteurs d’activité, les professionnels du droit ont dû adapter leurs pratiques à la crise sanitaire. Mais ce qui est plus étonnant, c’est que le type même de litiges a été impacté par la pandémie. C’est ce qu’il ressort d’un récent sondage réalisé par un éditeur juridique auprès de plus d’une centaine de juristes au cours du premier trimestre 2021.

D’après la legaltech Lexbase, 24 % des avocats notent notamment une augmentation des conflits pour violences conjugales, divorces et séparation. « En droit de la famille, en 2020, il y a eu des hésitations à se séparer par peur de l’avenir financier. Mais en 2021, ayant compris que la crise allait durer, nous avons observé une reprise des séparations, voire une accélération, par peur de vivre un nouveau confinement ensemble », confie un avocat interrogé dans le cadre de l’étude.

Un « risque épidémique » à assurer ?

Crise économique oblige, 21,3 % des sondés ont également constaté une hausse des litiges relatifs aux baux commerciaux et aux procédures collectives. De même, l’évolution des pratiques de travail s’est elle aussi répercutée sur les affaires gérées par les avocats, puisque 10 % des professionnels interrogés ont noté l’émergence de nouveaux litiges relatifs au télétravail ​ou encore à l’hygiène et à la sécurité en entreprise.

Par ailleurs, alors que 26 % des participants à l’enquête ont déclaré avoir été mobilisés sur des sujets de conflits inédits qu’ils n’avaient pas l’habitude de traiter, 17 % d’entre eux ont dû faire face à des demandes relatives à la prise en charge par un assureur du risque épidémique.