PSA et Renault, liberté de dépenser

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A la veille d'un sommet européen sur le protectionnisme, la Commission a accepté l'octroi de 6 milliards de prêts à taux préférentiels de l'Etat aux constructeurs automobiles français, à condition que le gouvernement oublie tout critère de localisation. Pourtant, le président Nicolas Sarkozy avait précisément consenti cette aide en contrepartie du maintien des usines en France. « Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une nouvelle usine va partir en République tchèque ou ailleurs », avait-il prévenu. Avec le compromis qui a finalement été trouvé, l'Union européenne ne remet « nullement en question les engagements pris par PSA et Renault », a assuré samedi le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel.

La République tchèque, premier producteur d'automobiles de l'est de l'Europe, s'était élevée contre ces mesures jugées « protectionnistes ». Samedi, le secrétaire d'Etat à l'Industrie a assuré qu'il n'y avait aucun recul de la France. « Nous ne demandons pas à Renault et à PSA de fermer leurs usines ailleurs en Europe, et il n'a jamais été question que ces constructeurs s'approvisionnent exclusivement auprès de fournisseurs nationaux. Nous leur avons demandé de ne pas fermer leurs usines en France et nous leur donnons les moyens d'améliorer leur compétitivité. » ■