Coronavirus : Le déficit public français attendu à 9,4 % en 2021, selon Bruno Le Maire

COMPTES Les aides aux entreprises devraient bientôt être supprimées

20 Minutes avec AFP

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Rencontre de Bruno Berthet President de Rafaut et Bruno Le Maire dans le cadre de France Relance.
Rencontre de Bruno Berthet President de Rafaut et Bruno Le Maire dans le cadre de France Relance. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

C’est du jamais vu pour l’économie française, tout simplement. Le déficit public se creusera encore cette année pour atteindre 9,4 % du produit intérieur brut (PIB), a indiqué lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. La conséquence de nouvelles dépenses engagées pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

Trois causes pour un déficit record

Ce déficit record « est lié à trois choses : la première c’est que nous reportons un certain nombre de dépenses de 2020 sur 2021 (…), (ensuite) parce que nous continuons à aider un certain nombre de secteurs et d’entreprises, même si progressivement nous allons supprimer ces aides, et en troisième lieu parce qu’il y a une partie du plan de relance qui est décaissé », a détaillé Bruno Le Maire sur France 2.

Le déficit public, qui comprend outre le déficit du budget de l’État celui de la Sécurité sociale et des collectivités locales, était prévu initialement à 8,5 % du PIB pour 2021, mais avait déjà été révisé à la hausse, à 9 %, début avril. Le seul déficit de l’Etat devrait atteindre 220 milliards d’euros, soit près de 47 milliards de plus que ce qui avait été budgété en loi de finances initiale, avait indiqué le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt , dimanche à l’AFP.

5 % de croissance comme objectif

Ce déficit « est la prolongation de l’effort que nous avons fait pour protéger notre économie et en même temps l’accroissement de cette relance économique que nous voulons pour avoir ce 5 % de chiffre de croissance, qui reste notre objectif », a défendu Bruno Le Maire lundi.

Le gouvernement doit présenter mercredi un projet de loi de finances rectificative (PLFR) comprenant plus de 15 milliards d’euros de mesures d’urgence supplémentaires, qui serviront notamment au financement de l’activité partielle et à des aides ciblées pour les entreprises en difficulté. De nouveaux dispositifs d’aide aux entreprises en très grande difficulté ou d’allègement fiscaux pour les sociétés doivent aussi être présentés à cette occasion.

La dette publique gonflera, elle, à 117,2 % cette année, contre 115,1 % l’an dernier, a indiqué lundi Olivier Dussopt sur Public Sénat.