Production laitière : Lactalis prévoit de rémunérer davantage les producteurs en 2021

ELEVAGE Le président du groupe a annoncé une hausse des prix significative cette année

J.G. avec AFP
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Illustration d'un élevage de vaches laitières. Ici à Plesse en Loire-Atlantique.
Illustration d'un élevage de vaches laitières. Ici à Plesse en Loire-Atlantique. — Loïc Venance / AFP
  • Le géant laitier Lactalis prévoit une remontée des cours mondiaux cette année.
  • Collectant un quart du lait français, le groupe indique qu’il va rémunérer davantage les producteurs.
  • Lactalis n’a en revanche pas communiqué d’estimation chiffrée pour cette année.

Les producteurs de lait auront peut-être le beurre et l’argent du beurre. Le géant Lactalis, qui collecte un quart du lait français, s’estime en tout cas confiant sur la remontée des cours mondiaux en 2021 et prévoit ainsi de rémunérer davantage les producteurs. « Pour 2021, normalement, le prix du lait en France devrait être en hausse significative, il sera tiré par les marchés internationaux » des matières premières que sont le beurre et la poudre de lait, revenus à des « niveaux d’avant Covid », a indiqué Emmanuel Besnier, président du premier groupe laitier mondial, mardi lors d’une conférence de presse.

L’an dernier, « j’avais été assez pessimiste » sur le prix du lait au vu de la plongée de ces mêmes cours au début de la crise sanitaire, a-t-il souligné. Il avait estimé en juin 2020 que le prix payé aux éleveurs s’orientait vers « une baisse en moyenne » sur l’ensemble de l’année, s’attirant la colère des producteurs. « Révoltant !!! » avait aussi réagi Guillaume Canet sur Instagram, dans un message approuvé des milliers de fois.

Des discussions « difficiles » avec la grande distribution

Les cours sont finalement remontés, la consommation de lait s’est maintenue et Lactalis a payé le lait de vache 369 euros les 1.000 litres en moyenne en 2020, contre 370 euros en 2019. Lactalis n’a en revanche pas communiqué d’estimation chiffrée pour 2021. Par rapport aux autres grands industriels du lait français (Sodiaal, Agrial et Savencia), « on est l’entreprise qui valorise le mieux le lait en France », a assuré Emmanuel Besnier. « On est les mieux-disants et on a réussi cette année à stabiliser nos prix », a-t-il insisté.

Le prix du lait dépend des cours mondiaux, mais aussi des négociations entre l’industriel et la grande distribution sur le tarif des produits qui seront mis en rayon. Sur ce terrain, les discussions ont été « difficiles » et « ne permettront pas forcément de justifier » une revalorisation supplémentaire du prix du lait, a ajouté le président de Lactalis.