Aveyron : Une offre de reprise pour la fonderie SAM qui prévoit le maintien de 250 postes

ESPOIR Le candidat à la reprise de la fonderie aveyronnaise SAM est le groupe Alty. Il propose d’injecter 10 millions d’euros pour relancer l’usine

20 Minutes avec AFP

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Des salariés de Jinjiang SAM sur un piquet de grève en mars 2021.
Des salariés de Jinjiang SAM sur un piquet de grève en mars 2021. — Lionel Bonaventure - AFP

EDIT du 18/05 à 18 heures. Le CGT a annoncé ce mardi soir que deux autres offres de reprise avaient été déposées : l’une, « améliorée », du groupe espagnol CIE Automotive, dont une première proposition avait été jugée inacceptable par les salariés en avril : l’autre de la fonderie Trinquet

L’horizon semble s’éclaircir pour l’emblématique fonderie aveyronnaise SAM, en redressement judiciaire depuis décembre 2019. Une offre de reprise a bien été déposée lundi au tribunal de commerce de Toulouse, à quelques heures de la date butoir. Comme pressenti, elle émane du groupe Alty, dirigé par Patrick Bellity, l’ancien patron du site de Viviez, près de Decazeville, avant sa revente en 2016.

Alty est propriétaire de la fonderie d’aluminium Sifa Technologies à Orléans. Son dossier propose le maintien de 250 postes sur 357 et d’injecter 10 millions d’euros sur trois ans pour relancer l’usine.

« Créer un groupe cohérent »

Son objectif pour la SAM est d’augmenter les volumes, d’accélérer la robotisation, d’améliorer les conditions de travail et la compétitivité pour atteindre un chiffre d’affaires de l’ordre de 45 à 50 millions d’euros à l’horizon 2023. Actuellement, le chiffre d’affaires réalisé par la SAM, dont Renault est l’unique client, est de 30 millions d’euros.

« L’entreprise a l’avantage d’être déjà positionnée sur l’hybride et l’électrique, charge à nous de diversifier notre clientèle », déclare Patrick Bellity qui veut « recréer un groupe cohérent et complémentaire avec la Sifa ».

Cette dernière emploie 120 salariés pour un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros en 2020.