Morbihan : Le groupe Renault appelle à lever le blocage de la Fonderie de Bretagne

SOCIAL Le constructeur automobile cherche toujours un acquéreur pour son usine qui est bloquée depuis deux semaines

Jérôme Gicquel

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A Caudan (Morbihan), la Fonderie de Bretagne est bloquée depuis le 27 avril par les grévistes.
A Caudan (Morbihan), la Fonderie de Bretagne est bloquée depuis le 27 avril par les grévistes. — Fred Tanneau / AFP

Cela fait deux semaines que la Fonderie de Bretagne est à l’arrêt à Caudan (Morbihan), bloquée par les grévistes. Une situation qui a trop duré pour le groupe Renault, propriétaire de l’usine, qui a appelé les salariés à « mettre fin à la situation ». Dans un communiqué publié ce mardi, le constructeur automobile assure par ailleurs qu’il a engagé des recherches pour trouver un acquéreur pour le site de Caudan qu’il a mis en vente.

« Renault Group réaffirme sa détermination à chercher un acquéreur viable économiquement et en capacité de maintenir l’activité et les emplois de la Fonderie de Bretagne de façon pérenne et à accompagner les salariés dans cette transition », précise-t-il. Tout en indiquant avoir « conscience des incertitudes partagées par les salariés du site », le groupe souligne cependant qu’il est « vital pour l’avenir du site de mettre fin à la situation de blocage et de permettre la reprise des activités dès lors que les conditions de sécurité seront réunies ». Selon Renault, « ce processus doit se poursuivre dans le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes ».

Les grévistes ont empêché la tenue d’un CSE lundi

Lundi, environ 150 salariés de la Fonderie, en grève depuis le 27 avril, se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Lorient pour empêcher la tenue d’un Conseil social et économique (CSE) qui a été annulé. Ce CSE devait acter la vente de l’usine, selon la CGT.

Les salariés de la fonderie de Caudan continuent de réclamer leur maintien au sein du groupe Renault qui a annoncé le 11 mars la mise en vente de l’usine. Installée près de Lorient depuis 1965, la Fonderie de Bretagne, qui compte à présent 350 salariés, fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d’échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse.