Toulouse : Nouvelle manifestation contre le projet de fermeture de la base aérienne d’Air France

SOCIAL Les salariés d’Air France ont manifesté devant l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour dénoncer le projet de fermeture des bases aériennes de Toulouse, Nice et Marseille

20 Minutes avec AFP

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Un avion de la compagnie Air France decolle de l aeroport de Toulouse Blagnac. Toulouse, FRANCE-13/11/13
Un avion de la compagnie Air France decolle de l aeroport de Toulouse Blagnac. Toulouse, FRANCE-13/11/13 — FRED SCHEIBER
  • Une centaine de personnels navigants d’Air France ont manifesté ce dimanche devant l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
  • Ils dénoncent le projet de fermeture des bases aériennes Air France de Toulouse, Nice et Marseille.

«Air France sacrifie le Capitole pour la capitale ». C’est l’un des slogans que l’on pouvait lire ce dimanche sur les pancartes déployées lors de la manifestation organisée devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac contre le projet de fermer les trois bases de province Air France, à Toulouse, Marseille et Nice. Une centaine de personnels navigants de la compagnie aérienne étaient présents pour dénoncer cette possible décision de leur direction.

« Le 1er février, nous avons appris de manière informelle que la direction voulait fermer les trois bases province créées entre 2011 et 2012. En installant des gens en province, l’entreprise n’avait plus à payer les frais d’hôtel ni de transport. C’était donc à la base une stratégie pour concurrencer les low cost qui, elles, ont bien compris l’intérêt de se baser en province », a expliqué Stéphane Pasqualini, membre du syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC), rattaché à FO.

117 salariés concernés à Toulouse

A Toulouse, cette mesure devrait concerner 117 personnels navigants, et 360 au total sur les trois bases. En mars, la direction d’Air France avait confirmé qu’elle étudiait la fermeture de ses bases de province pour ses personnels navigants. « Cette évolution devrait faire l’objet de discussions et négociations préalables avec les organisations syndicales et l’ensemble des salariés concernés qui se verraient proposer des mobilités au sein de l’entreprise », avait-elle précisé. Jeudi, le groupe Air-France KLM, qui a déjà perdu 7,1 milliards d’euros à cause de la pandémie, a annoncé avoir subi une nouvelle perte nette, de 1,5 milliard d’euros au premier trimestre 2021.

En attendant, les salariés ne savent pas sur quel pied danser. « A l’ouverture de la base, j’ai acheté une maison avec mon compagnon et aujourd’hui on vit dans cette crainte permanente de devoir quitter la région toulousaine parce que les trajets avec Paris sont complexes à gérer et auront un coût financier important », témoigne Pierre, un chef de cabine de 34 ans.