L'Egypte va commander 30 Rafale supplémentaires à la France

ARMEMENT Le Caire a été le premier pays étranger à acheter des Rafale, en 2015

20 Minutes avec AFP

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Un rafale à l'usine Dassault de Mérignac, près de Bordeaux.
Un rafale à l'usine Dassault de Mérignac, près de Bordeaux. — GEORGES GOBET / AFP

L'Egypte va passer commande de 30 avions de combat Rafale supplémentaires à la France, a indiqué, ce lundi, une source proche du dossier. Dassault n'a pas souhaité commenter cette information qui marquerait un nouveau gros succès commercial pour l'avion français. «Des discussions très avancées ont en effet lieu avec l'Egypte et des annonces pourraient intervenir très prochainement», a de son côté réagi auprès de l'AFP une source gouvernementale française.

Selon les informations dévoilées par le média d'investigation en ligne Disclose, la France et l'Egypte ont conclu le 26 avril un contrat d'un montant total de 3,95 milliards d'euros, comprenant la vente de 30 avions de chasse Rafale ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics & Defense.

Un prêt garanti par la France à hauteur de 85% pour financer ces achats

Selon le média d'investigation, qui cite des documents gouvernementaux égyptiens détaillant les termes du contrat, l'Egypte a obtenu un prêt garanti par la France à hauteur de 85% pour financer ces achats. Une délégation égyptienne devait parapher l'accord ce lundi à Paris. Le Caire a été le premier pays étranger à acheter des Rafale, en 2015. Ce contrat pour 24 appareils de l'avionneur Dassault était assorti d'une option pour 12 autre Rafale, qui n'avait jamais été levée.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a été reçu en décembre par Emmanuel Macron, qui lui a remis la Grand-Croix de la Légion d'honneur. Cette décision, dans un pays accusé par les ONG de bafouer les droits humains, avait suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux. 

Fin de la lune de miel entre la France et l'Egypte

Les deux pays affichent volontiers leur convergence sur d'autres enjeux de sécurité régionale, comme les rivalités avec la Turquie en Méditerranée orientale ou le conflit israélo-palestinien. En revanche, la France fait partie des pays qui ont demandé à l'Egypte, dans le cadre de l'ONU, de cesser d'abuser de sa législation antiterroriste pour museler les opposants.

L'inquiétude exprimée par Emmanuel Macron sur la situation des droits de l'Homme en Egypte, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue en janvier 2019, avait mis fin à la lune de miel entre la France et l'Egypte, qui n'avait depuis pas conclu de nouveau contrat, observait en novembre le député Jacques Maire dans un rapport sur le contrôle des exportations d'armement.