L'Ordre des Médecins proteste contre l'installation de cabines de téléconsultation dans des Monoprix

SANTE Grâce à ce dispositif déjà installé dans deux magasins, l'enseigne a pour volonté de « faciliter l’accès aux soins »

20 Minutes avec agence

— 

Un magasin Monoprix à Paris (illustration).
Un magasin Monoprix à Paris (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Deux cabines de téléconsultation médicale ont été récemment installées dans des magasins Monoprix, l’une à Paris et l’autre à Troyes (Aube). Ce dispositif développé par l’entreprise Tessan Pharma Express doit permettre à quiconque d’être mis en relation avec un médecin généraliste, explique BFMTV. Une innovation contre laquelle le conseil national de l’Ordre des médecins manifeste son opposition.

Pour obtenir une téléconsultation sans avoir besoin d’avancer les frais, les personnes qui le souhaitent n’auront qu’à pénétrer dans ces cabines, insérer leur carte vitale, puis attendre en moyenne sept minutes d’être mises en relation avec un médecin généraliste. Différents outils tels qu'un thermomètre, un stéthoscope ou encore un tensiomètre pourront être utilisés sur les conseils du professionnel de santé. Le développement de ce dispositif a pour objectif de « faciliter l’accès aux soins », indique Monoprix dans un communiqué.

L’Ordre des médecins demande au gouvernement de réagir

Un nouveau service que déplore le Conseil national de l’Ordre des médecins. « La téléconsultation doit être inscrite dans le parcours de soins coordonnés, rappelle l’institution sur son site Internet. Il ne peut être accepté qu’un médecin prenne en charge un patient sans possibilité de procéder à un examen clinique chaque fois que cela est souhaitable, sans aucun ancrage territorial ni aucune connaissance du tissu sanitaire médico-social, sans se préoccuper de son parcours de soins et sans apporter une garantie que la continuité des soins pourra être assurée ».

Face à cette situation, l’Ordre des médecins demande au gouvernement de « réagir avec fermeté pour défendre les principes régissant l’organisation des soins en France, et pour protéger l’acte médical au service des patients ».