Gap France : L’homme d’affaires Michel Ohayon fait une offre de reprise de l’enseigne

HABILLEMENT L’entrepreneur bordelais a proposé de reprendre l’ensemble des magasins pour un euro symbolique

20 Minutes avec AFP

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Un magasin de la marque Gap (illustration).
Un magasin de la marque Gap (illustration). — Geoff Pugh//SIPA

Même si la directrice de Gap France a tenu a rappelé aux salariés que « rien n’était signé pour l’instant », le rachat de l’entreprise se précise. Une offre de reprise des magasins en France de l’enseigne de prêt-à-porter américaine par l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon a en effet été annoncée mardi aux salariés, a-t-on appris auprès de membres du personnel, confirmant des informations du Monde.

Selon Sophie Cuny, ex-déléguée syndicale FO, les salariés ont été prévenus environ deux heures avant qu’ils devaient se connecter à la mi-journée pour une intervention de la directrice. « Nous avons reçu un SMS vers midi nous demandant de nous connecter à un call national. C’était un message de la directrice générale France qui disait qu’on était repris par Michel Ohayon, qui reprenait 21 magasins, 350 collaborateurs et huit postes au siège » sur 22, soit « la totalité des magasins » et « un minimum de 96 % des emplois sauvegardés », a également indiqué un salarié sous couvert de l’anonymat.

« Un coup de massue » en octobre

« On a été racheté pour un euro symbolique », a ajouté ce salarié, précisant que le message de la directrice générale était enregistré alors que tous les magasins sont fermés. L’offre de reprise devrait être présentée lors d’une réunion du comité social et économique (CSE) jeudi.

Les personnels, qui avaient reçu « un coup de massue » en octobre lorsque l’enseigne avait dit envisager de fermer ses magasins en Europe, étaient « dans l’attente depuis six mois » et « s’étaient préparés au départ ». « Ils sont un peu abasourdis par la nouvelle » alors qu’un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) était en négociation « à la hauteur des plans sociaux de l’industrie », a poursuivi ce salarié. Selon Sophie Cuny, « pour l’instant, on en est là, on ne sait même pas si tous les magasins vont être repris et on ne sait pas si parmi tous les employés, tout le monde va être repris ». Elle prédit que lors de la première réunion jeudi, « tout le monde va s’observer du coin de l’œil et on va attendre qu’ils avancent leurs pions ».

Si l’opération aboutit, cela ne sera pas la première fois que l’homme d’affaires Michel Ohayon s’intéresse à des enseignes en difficulté. La Financière immobilière bordelaise (FIB), son fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial, avait notamment acquis 22 franchises Galeries Lafayette en région en 2018 et des magasins de l’enseigne de prêt-à-porter Camaïeu en 2020.