Lorient : Le port va exporter son savoir-faire au sultanat d’Oman

PECHE Le projet porte sur la construction et la gestion d’un important pôle de pêche à Duqm

J.G. avec AFP

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Le port de Lorient est le deuxième port de pêche français après Boulogne-sur-Mer.
Le port de Lorient est le deuxième port de pêche français après Boulogne-sur-Mer. — Loïc Venance / AFP

C’est le deuxième port de pêche français, juste derrière Boulogne-sur-Mer. Et son savoir-faire s’exporte désormais à Oman. Le port de Lorient fait en effet partie d’un consortium franco-omanais qui va concevoir et gérer pendant près de 30 ans un important pôle de pêche à Duqm dans le sultanat. « C’est une première en France », se félicite Olivier Le Nézet, à la tête du port de Lorient, lauréat en décembre face à des candidats d’une dizaine de pays dont le Danemark, le Portugal, l’Espagne et la Chine, d’un appel à manifestation d’intérêt.

« Il s’agit d’un projet de plusieurs centaines de millions d’euros », souligne Olivier Le Nézet. Depuis la criée, jusqu’à la capitainerie, en passant par la station de traitement des eaux, les pontons ou les élévateurs à bateaux, le projet prévoit la construction de tous les équipements nécessaires à un port de pêche. Le pôle de pêche de Duqm, construit sur 250 hectares (contre 60 pour celui de Lorient) est déjà doté d’infrastructures telles que les routes, les quais et les bassins.

La concession du port pour une durée de vingt-huit ans

« Le projet prévoit également la gestion du port, la formation des hommes, la valorisation et la commercialisation des produits et la construction navale », précise Maurice Benoish, président de la société Ker-Oman qui porte le projet et dont le port de Lorient est actionnaire à 80 %. La concession porte sur une durée de vingt-huit ans.

« La flotte de pêche omanaise est à renouveler complètement », souligne Maurice Benoish, ajoutant que le projet portait également sur l’exploitation d’une zone de réparation et de construction navale, ainsi que d’un port de plaisance. « Ce projet va avoir des répercussions sur le pays de Lorient et au-delà », assure Olivier Le Nézet, également à la tête du comité des pêches breton, disant avoir été récemment contacté pour d’autres projets similaires.