L'Occitanie veut injecter l’épargne populaire dormante dans « l’économie réelle »

ARGENT La région Occitanie adopte ce jeudi un dispositif de financement participatif permettant aux habitants d’investir leur épargne dans l’économie locale

H.M.
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La Région Occitanie espère mobiliser 50 millions d'euros d'épargne populaire en quelques années.
La Région Occitanie espère mobiliser 50 millions d'euros d'épargne populaire en quelques années. — Michel Gile - Sipa
  • A partir du moins d’avril, les Occitans pourront investir leur épargne dans des entreprises régionales.
  • Chacun pourra contribuer, à partir de 100 euros, à ce nouveau dispositif voté ce jeudi par le conseil régional.

C’est l’effet de précaution provoqué par les incertitudes de la crise sanitaire. Des milliards d’épargne supplémentaires s’accumulent sur les comptes des Français En Occitanie, la présidente de région, Carole Delga (PS), veut « mobiliser cette épargne dans l’économie réelle, pour qu’elle ne dorme pas dans des livrets » . La sortante a annoncé le vote ce jeudi en assemblée plénière de la création d’Epargne Occitanie, un dispositif participatif « inédit en France » inspiré de ce qui se fait « en Europe du nord ou en Californie ».

La plateforme ouvrira en avril. Elle s’appuiera sur le savoir-faire de WiSeed, le pionnier et leader régional de crowdfunding. Les particuliers investisseurs pourront contribuer à partir de 100 euros, qu’ils habitent dans la région ou pas, mais l’opération sera aussi ouverte aux personnes morales, sous forme de capitaux ou même de dons.

150 entreprises déjà intéressées

A l’autre bout de la chaîne, les entreprises éligibles à cette manne devront « avoir leur siège social, un établissement secondaire en région Occitanie ou un projet de relocalisation, et des besoins de financement de 50.000 à 8 millions sur sept ans maximum ».

Les entreprises retenues bénéficieront de l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie régionale et d’un coup de pouce de la région en termes de visibilité. Selon Carole Delga, 150 entreprises se sont déjà portées candidate à ce mode original de financement, pour une « demande financière globale de 20 millions d’euros ». L’élue espère pouvoir réunir jusqu’à 50 millions « en quelques années ».