Décès : Soutien, aide pratique, démarches… Comment accompagner une personne en deuil ?

EPREUVE Au-delà du chagrin, la disparition d’un être cher s’accompagne de nombreuses choses à régler

VB pour 20 Minutes
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IStock / City Presse

Dépression, déni, perte de repères… Chacun vit le deuil à sa manière et comme il peut. Face à la souffrance d’un proche qui a perdu un être cher, on pense souvent qu’on ne peut rien faire. Or, si on ne peut changer les choses ni effacer son chagrin, on peut tenter de l’aider et de le soulager au quotidien, en prenant le relais sur certaines tâches ou en l’orientant vers des associations qui pourront l’accompagner.

Un soutien affectif constant

Qu’il s’agisse de la disparition d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant ou d’un ami, le temps du deuil est un moment délicat qui peut nécessiter un soutien extérieur. Même les personnes les plus fortes peuvent perdre pied et avoir besoin d’aide pour un temps plus ou moins long.

Au quotidien, on peut prendre soin du proche endeuillé, l’écouter s’il a besoin de parler, respecter son silence s’il a besoin de solitude, surveiller son moral mais aussi son état physique, car celles et ceux qui sont touchés par la disparition d’un être aimé ont souvent tendance à se négliger. Pensez aussi à vérifier ses médicaments ou ses traitements, ainsi que les différents rendez-vous médicaux possibles auquel il ou elle doit se rendre.

Une aide pratique

Suite à un décès, on peut se sentir complètement dépassé, et pourtant la vie doit continuer. En tant que proche, vous pouvez proposer à la personne endeuillée de la décharger un peu en gardant ses enfants, en lui préparant des repas, en s’occupant de son jardin ou en la conduisant aux magasins dans un premier temps. Puis, plus tard, en proposant des sorties et des loisirs, histoire de lui changer les idées.

Aider à organiser les funérailles

Outre l’aspect affectif, un décès s’accompagne de démarches post-mortem auxquelles on ne peut pas déroger, comme la déclaration du décès et l’organisation des obsèques. Prévenir la famille, préparer les funérailles, prendre les décisions qui s’imposent et rendre hommage au disparu s’avèrent être des épreuves difficiles.

La personne endeuillée n’a souvent ni l’envie ni la force de s’occuper de ces obligations « matérielles ». Là encore, vous pouvez l’accompagner ou faire appel à des professionnels funéraires qui peuvent prendre en charge l’entretien et la mise en fleur régulière de la sépulture, par exemple.

Accompagner les démarches administratives

Après l’enterrement, il reste de multiples formalités administratives à régler : prévenir les banques et clôturer les comptes, informer les organismes de protection sociale et familiale, résilier les contrats en cours tels que le téléphone, l’énergie, l’eau, les assurances, contacter un notaire pour la succession ou encore les huissiers si des biens mobiliers sont à préserver. Au cours de l’année, il faut penser aux déclarations fiscales, constituer le dossier pour la pension de réversion, modifier le certificat d’immatriculation si le défunt possédait un véhicule…

Autant d’étapes complexes et fastidieuses qui peuvent paraître insurmontables pour une personne en souffrance. Là aussi, vous pouvez l’aider ou faire appel à des associations spécialisées dans l’accompagnement administratif.

Faire appel à une aide à domicile

Pour faciliter le quotidien d’une personne endeuillée et éviter que vous sacrifiiez votre propre vie privée, de nombreux organismes peuvent prendre le relais. S’il s’agit d’une personne âgée ou malade qui se retrouve tout à coup seule, on peut faire appel à une aide extérieure pour le soutenir au quotidien : une femme de ménage pour s’occuper de sa maison, un infirmier pour encadrer ses traitements, ou une auxiliaire de vie à domicile.

Ce professionnel l’aidera à se déplacer, à faire ses courses, et surtout, lui tiendra compagnie, ce qui rassurera la famille et les proches.

Rejoindre des groupes de parole

Afin de partager leur peine, leurs sentiments et leur vécu, certaines personnes rejoignent des groupes de parole, mis en place par des associations et encadrés par des professionnels de la santé ou des psychologues. Si seul le temps peut cicatriser les blessures, le cheminement personnel joue un grand rôle dans l’acceptation de la mort.

Avec des individus qui vivent la même chose, il est souvent plus facile de libérer ses émotions sans avoir peur d’importuner ses proches ou de se montrer ridicule.