Coronavirus : L’indemnisation du chômage partiel inchangée jusqu’à fin avril

EMPLOI Les conditions actuelles d'indemnisation du chômage partiel seront maintenues ces deux prochains mois

20 Minutes avec AFP
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Coronavirus : L’indemnisation du chômage partiel inchangée jusqu’à fin avril, a indiqué la minsitre Elisabeth Borne (Archives)
Coronavirus : L’indemnisation du chômage partiel inchangée jusqu’à fin avril, a indiqué la minsitre Elisabeth Borne (Archives) — Alfonso Jimenez//SIPA

Le ministère du Travail a annoncé mardi le maintien jusqu’à fin avril des conditions actuelles d’indemnisation du chômage partiel, afin d’aider les entreprises à lutter contre les conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19.

La ministre Elisabeth Borne a annoncé aux partenaires sociaux « la prolongation des règles actuelles de prise en charge au titre de l’activité partielle jusqu’à fin avril », ont indiqué ses services dans un communiqué.

Un reste à charge nul ou de 15 %

Ces règles prévoient le maintien de l’indemnité à 84 % du salaire net pour les salariés, et un reste à charge nul pour les employeurs des secteurs les plus touchés par la crise (tourisme, culture, sport et loisirs, hôtellerie-restauration ou transport ainsi que les activités en dépendant). Pour les entreprises des autres secteurs, le reste à charge est de 15 %.

Le gouvernement a déjà repoussé à plusieurs reprises, à chaque fois pour un mois, un éventuel durcissement des règles, qui verrait le reste à charge passer à 40 % (avec une indemnisation du salarié baissant à 60 %).

Des concertations pour la levée des restrictions sanitaires

Lors de sa visioconférence mardi avec les organisations syndicales et patronales, Elisabeth Borne a également annoncé que « des concertations sectorielles seraient menées dès la semaine prochaine pour préparer la levée progressive des restrictions sanitaires et adapter de manière pertinente le niveau de soutien aux entreprises dans la perspective de ces allégements ».

La ministre a aussi « présenté pour discussion différents scénarios d’évolution (arrêt, dégressivité ou prolongation en l’état) » des aides à l’embauche du plan « 1 jeune, 1 solution », qui ont permis de recruter près d’1,3 million de moins de 26 ans en CDI ou CDD de plus de trois mois entre août et janvier, selon le communiqué. Ces pistes seront « tranchées lundi lors de la Conférence de dialogue social autour du Premier ministre », indique le ministère.