Airbus ne prévoit pas de licenciements en France, ni en Allemagne, ni au Royaume-Uni

AERONAUTIQUE Le groupe avait annoncé fin juin la suppression de 15.000 postes dont 5.000 en France dans le cadre d’un plan de restructuration

20 Minutes avec AFP

— 

Le logo d'Airbus group à Suresnes (image d'illustration).
Le logo d'Airbus group à Suresnes (image d'illustration). — Michel Euler/AP/SIPA

Airbus ne prévoit pas de licenciements en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, pays les plus touchés par le plan de 15.000 suppressions de postes mis en place pour s’adapter à la crise provoquée par le Covid-19, a affirmé ce jeudi l’avionneur.

« Grâce à l’efficacité de toutes les mesures sociales déployées jusqu’à présent, Airbus ne voit pas la nécessité de procéder à des licenciements forcés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, en attendant le déploiement réussi des mesures de mobilité interne en cours », précise Airbus dans une déclaration transmise à l’AFP.

Aucune certitude pour l’Espagne

Le groupe, qui comptait 131.349 salariés au 31 décembre, avait annoncé fin juin la suppression de 5.100 postes en Allemagne, 5.000 en France, 1.700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1.300 sur ses autres sites dans le monde.

La situation n’est pas encore tranchée en Espagne, où « le processus social a débuté plus tard ». « Les efforts se poursuivent pour atteindre les objectifs du plan d’adaptation dans ce pays », ajoute l’avionneur européen. L’effondrement du trafic aérien et ses conséquences durables pour les compagnies aériennes ont conduit le groupe à réduire ses cadences de production d’avions commerciaux de près de 40 %.

Le recours aux départs volontaires et les aides des Etats pour le chômage partiel ou encore pour soutenir la recherche et le développement en vue d’une aviation décarbonée ont permis d’éviter les départs contraints.

Un plan conclu à l’été

L’annonce a été faite mercredi lors d’un comité d’entreprise européen au cours duquel Airbus a « confirmé aux partenaires sociaux que son plan d’adaptation au Covid-19 serait formellement conclu au plus tard à l’été 2021 ». Il précise qu’il « continuera d’évaluer au cours des prochaines semaines les dernières mesures à mettre en œuvre ».

Si le syndicat Force ouvrière affirmait dès le mois d’octobre qu’il n’y aurait pas de licenciement en France, le président exécutif du groupe Guillaume Faury s’était jusqu’ici refusé à s’engager sur ce point. En Allemagne, « les menaces de licenciement sont écartées » et « à la place, des solutions intelligentes ont été trouvées », s’est félicité dans un communiqué Daniel Friedrich, responsable du syndicat IG Metall pour la région de Hambourg (nord).