7,8 milliards d'euros à l'automobile en échange de la pérennité des sites

CRISE Nicolas Sarkozy vient de l'annoncer ce lundi...

Avec agence

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Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé lundi un "pacte automobile" prévoyant des prêts d'un total de 6,5 milliards d'euros aux constructeurs PSA Peugeot Citroën, Renault, et Renault Trucks, sous condition de maintien des sites de production en France et si possible de l'emploi.
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé lundi un "pacte automobile" prévoyant des prêts d'un total de 6,5 milliards d'euros aux constructeurs PSA Peugeot Citroën, Renault, et Renault Trucks, sous condition de maintien des sites de production en France et si possible de l'emploi. — Philippe Wojazer AFP/Archives
Nicolas Sarkozy a annoncé ce lundi, dans le cadre d'un «pacte automobile», des aides au secteur totalisant 7,8 milliards d'euros, en contrepartie d'un engagement sur l'emploi et sur la pérennité des sites d'assemblage en France.

Comme attendu, l'Etat va consentir deux prêts participatifs de 3 milliards d'euros chacun à Renault et PSA Peugeot Citroën et un d'environ 0,5 milliard à Renault Trucks en échange de la pérennité des sites d'assemblage automobile.

«Pour permettre (aux constructeurs) de préparer sereinement l'avenir, l'Etat va accorder à chacun de nos grands constructeurs, comme l'avait annoncé d'ailleurs le Premier ministre sur le principe, un prêt de 3 milliards d'euros d'une durée de 5 ans», a déclaré le Président à l'issue d'une rencontre avec les responsables de la filière automobile.

«Un prêt assorti d'un taux d'intérêt à 6%»

Selon le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, la filiale la filiale du suédois Volvo spécialisée dans la construction de poids lourds, Renault Trucks, recevra un prêt d'«environ 500 millions d'euros». «Ce n'est pas un don, ce n'est pas une subvention, c'est un prêt assorti d'un taux d'intérêt à 6%», a-t-il précisé.

En échange de ces prêts, «Renault et PSA ont pris un engagement, je dis aux Français très important, de ne fermer aucun de leurs sites pendant la durée de ces prêts et de tout faire pour éviter les licenciements», a insisté le président de la République. «C'est un engagement que je salue car il nous assure qu'une crise aigue mais temporaire ne détruira pas une part de notre base industrielle et des savoir-faire de l'automobile», a-t-il poursuivi.

PSA Peugeot Citroën et Renault ont en effet annoncé dans la foulée qu'ils ne fermeraient pas d'usine et ne mettraient pas en oeuvre de plan de licenciement en France, en contrepartie du prêt consenti au groupe par l'Etat français.

Doublement de l'aide aux établissements financiers

Outre ces prêts, le président de la République a également annoncé le doublement de l'aide aux établissements financiers des deux constructeurs automobiles, à 2 milliards d'euros, et le doublement de l'aide aux sous-traitants, à 600 millions d'euros.

Le milliard d'euros supplémentaires consenti aux établissements financiers sera financé par la SFEF (Société de financement de l'économie française), selon les termes de l'accord rendu public par l'Elysée. Le fonds sectoriel pour aider les sous-traitants est alimenté à la fois par l'Etat et par les deux constructeurs. Chacune des parties rajoutera 100 millions d'euros dans l'enveloppe.

Le «pacte automobile» comporte par ailleurs une convention augmentant l'indemnisation du chômage partiel, en contrepartie du maintien de l'emploi. L'heure chômée sera payée 1,75 euro au lieu de 1,5 euro, selon le dossier de presse exposant les termes de cette convention conclue entre l'Etat et les constructeurs pour une durée de trois mois, renouvelable une fois.

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