Emploi : Pourquoi il faut aussi miser sur la cooptation pour trouver un job

METIER Efficace pour les candidats et les employeurs, ce mode de recrutement a le vent en poupe

Agence pour 20 Minutes

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Il est utile d'entretenir son réseau de relations professionelles.
Il est utile d'entretenir son réseau de relations professionelles. — IStock / City Presse

Les employeurs se sont aperçus que s’ils motivaient suffisamment leurs salariés, ils pouvaient bénéficier de leur carnet d’adresses afin d’obtenir des candidatures au plus près de leurs besoins. Largement en vogue aux États-Unis, le concept de cooptation fait des émules en France depuis plusieurs années.

Si peu de données existent sur le sujet, une étude américaine a estimé qu’un employé « moyen » disposerait ainsi de 150 contacts sur les réseaux sociaux, soit un potentiel de 15.000 relations pour une entreprise de 100 salariés. L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) évaluerait d’ailleurs à environ 40 % le recrutement de cadres par cooptation dans l’Hexagone.

Un parrainage avantageux

On peut devenir coopteur en recommandant à son patron un copain de faculté, son beau-fils ou encore son voisin, qui travaille dans la même branche et recherche un emploi. Ce rôle de parrain officieux est le plus souvent gratifié par des primes. Car cette pratique ne représente que des avantages pour les employeurs : un coût faible de campagne de recrutement et une plus grande rigueur dans le choix des candidats, puisque les salariés sont conscients qu’un postulant peu sérieux ternira leur propre image.

Des plateformes web ont même rendu ce système participatif en permettant à chacun d’arrondir ses fins de mois en devenant coopteur.

Un marché caché

Et le demandeur d’emploi dans tout ça ? Il a tout intérêt à se rendre accessible à ce mode d’embauche. D’abord parce qu’il a ainsi connaissance d’offres « cachées », n’ayant pas fait l’objet d’annonces publiques. Le postulant et le coopteur établissent, par ailleurs, un rapport de confiance qui leur donne mutuellement une plus grande visibilité sur l’offre, l’entreprise et leurs attentes. Une assurance supplémentaire pour savoir où l’on met les pieds avant son premier entretien.

La concurrence est également moins forte dans ce schéma, dans la mesure où les coopteurs ne contactent pas des centaines de candidats au hasard. Ils vont au contraire sélectionner avec soin leurs contacts susceptibles de pouvoir correspondre aux critères recherchés pour le poste à pourvoir. Une dizaine de CV seulement seront approchés. Revers de la médaille : s’il n’est pas déjà « ami » sur le Web avec un coopteur, le demandeur d’emploi n’aura aucune chance d’accéder à ce marché. Entretenir son réseau professionnel via des sites spécialisés est donc incontournable.