Logement : Comment bien chauffer en fonction de sa superficie ?

ARGENT Le chauffage représente une part importante des consommations d’énergie d’une maison

V.B pour 20 Minutes

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IStock/ City Presse

Chauffer un petit studio ou une grande maison, ce n’est pas la même chose. Si vous avez aujourd’hui le choix entre différents modes de chauffage, certains sont plus ou moins adaptés selon la surface de votre logement. Afin de bénéficier d’un confort optimal et de payer le juste prix, vous devez prendre en compte plusieurs critères pour déterminer la puissance de votre équipement.

Calculer la puissance de chauffe

Pour estimer votre besoin en chauffage, calculez d’abord le volume de la pièce à chauffer, en multipliant la surface par sa hauteur sous plafond. En moyenne, on estime qu’une habitation normalement isolée, avec une hauteur de 2,5 m, nécessite entre 70 et 100 watts par m2. Pour connaître la puissance précise nécessaire à votre pièce, multipliez les mètres carrés par le nombre de watts au mètre carré.

Autre méthode : calculez l’écart entre la température intérieure souhaitée et la température extérieure moyenne. Multipliez les deux valeurs obtenues (et le coefficient d’isolation de la maison si vous le connaissez) et vous obtiendrez la puissance nécessaire à chaque pièce, en watt. Pour plus de précision, vous pouvez aussi vous aider de logiciels et de sites internet permettant de réaliser cette équation.

Prenez de la hauteur

Certains éléments auxquels vous n’avez peut-être pas pensé peuvent avoir une influence sur l’efficacité de votre système de chauffage. En tête de liste, si votre habitation ressemble à une passoire énergétique, le montant de vos factures énergétiques va vite vous inciter à faire des travaux d’isolation.

Par ailleurs, la puissance de chauffe varie en fonction de la position de votre logement. Le besoin ne sera pas le même si votre appartement est situé au dernier étage, en rez-de-chaussée ou à côté d’autres habitations. Le besoin en énergie peut être réduit d’environ 20 % si les voisins chauffent aussi.

Comment chauffer moins de 100 m2 ?

Une fois pris en compte ces éléments externes, il convient de choisir le système le plus adapté. Pour les petites surfaces, les radiateurs électriques restent le mode de chauffage le plus commun. Au-delà de 30 m2, il est conseillé d’installer au moins deux radiateurs à deux endroits distincts, afin de diffuser la chaleur plus efficacement.

Dès lors qu’on gagne en superficie, le gaz fait partie des combustibles les moins chers du marché et offre un bon rapport qualité/prix pour un espace de moins de 100 m2. Si la maison n’est pas reliée au réseau de la ville, on peut opter pour le chauffage au bois. Si ce système est performant, comptez un coût d’installation plus important et pensez à un espace suffisant pour stocker le combustible.

De 100 à 200 m2 : chaudière, poêle et énergies renouvelables

Présentant un bon rendement, la chaudière est l’équipement le plus utilisé dans les maisons dépassant les 100 m2. Fonctionnant au bois, au gaz ou à l’électricité, ce système de chauffage central fait grimper la température de l’eau alimentant les radiateurs et les planchers chauffants. Attention, en revanche à ne pas choisir une alimentation au fioul ou au charbon puisque l’installation de ces chaudières sera interdite à partir de 2022.

Autre alternative : les poêles à bois et à gaz. Dotés d’une puissance de 7 à 13 kW et répondant aux normes BBC, ils sont adaptés à ce type de surface. Enfin, si les pompes à chaleur aérothermiques (qui puisent l’énergie dans l’air) ou géothermiques (dans le sol ou dans l’eau des nappes phréatiques) ont un coût de départ plus important, elles sont écologiques et économiques sur le long terme, d’autant plus que des aides de l’État existent pour leur installation.

Pour une surface de plus de 200 m2

En tant que combustible peu onéreux, le bois (alimentant un poêle, une chaudière ou une cheminée) offre un bon niveau de chauffage pour les grandes surfaces. Une chaudière à condensation, dont la puissance peut aller jusqu’à 400 kW, offre, quant à elle, plusieurs avantages : moins de gaspillage d’énergie, de déperditions thermiques et d’émissions de polluants. Elle peut être couplée à des capteurs solaires thermiques qui, installés avec un système solaire combiné, peuvent assurer entre 25 et 60 % des besoins de chauffage d’un logement.

Pensez aux spécificités de chaque pièce

Dans une habitation, les pièces humides ont besoin de 25 % de puissance en plus par rapport aux autres. De même, celles qui sont exposées au nord ou en altitude ont besoin de 10 à 20 % de watts supplémentaires. En revanche, les espaces ensoleillés seront moins gourmands en énergie (- 5 à 10 %), tout comme les pièces dont le mur est mitoyen (- 20 %) puisqu’elles bénéficient de la chaleur produite par les voisins.