Coronavirus : Les Galeries Lafayette pensent retrouver en 2024 leur niveau d’avant-crise

PERSPECTIVES Le directeur général du groupe qualifie d'« injuste et injustifiée » la fermeture de 30 % de ses magasins

20 Minutes avec AFP

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Devant les Galeries Lafayette, à Paris le 28 novembre 2020.
Devant les Galeries Lafayette, à Paris le 28 novembre 2020. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Pour le directeur général des Galeries Lafayette, ses espaces doivent pouvoir rouvrir au plus vite. Pour lutter contre la propagation du coronavirus, les magasins de plus de 20.000 m2 doivent en effet fermer depuis le 31 janvier. Nicolas Houzé, dont le groupe pâtit grandement de cette fermeture, n’escompte ainsi pas retrouver un niveau d’avant crise avant 2024, selon un entretien au Journal du Dimanche.

Le dirigeant qualifie surtout d'« injuste et injustifiée » la fermeture de 30 % de ses magasins qui génèrent 70 % du chiffre d’affaires et qui place actuellement « 7.000 collaborateurs » en activité partielle. Même si la crise a « accéléré notre virage vers le numérique », « les ventes en ligne, qui représentent 5 % de nos revenus globaux, ne compensent pas les fermetures », explique-t-il.

Selon lui, « il n’a jamais été démontré que nos magasins étaient des lieux dangereux » : « sur nos 4.000 collaborateurs travaillant à Haussmann, nous avons eu 200 cas positifs, dont 10 % de cas sur le lieu de travail, depuis le 30 mai ».

L’importance de la clientèle étrangère

Toutefois, Nicolas Houzé se dit convaincu que la clientèle étrangère, « qui représente 60 % de notre chiffre d’affaires au sein du vaisseau amiral d’Haussmann » mais qui est empêchée de voyager en raison de la crise sanitaire, « reviendra ». Par conséquent, « cela implique de ne pas faire de réduction de personnel ou de choix drastique de remodelage de nos magasins », affirme-t-il.