Seine-et-Marne : La grève à la raffinerie Total de Grandpuits est terminée

SOCIAL Le pétrolier veut supprimer des centaines d’emplois pour reconvertir son site de Seine-et-Marne

20 Minutes avec AFP

— 

Des réservoirs siglés Total (illustration)
Des réservoirs siglés Total (illustration) — Caro / Oberhaeuser/SIPA

La grève a cessé vendredi à la raffinerie de Grandpuits ( Seine-et-Marne), dont Total a annoncé la reconversion, à la suite d’un accord entre la direction et les syndicats, a-t-on appris auprès de l’entreprise et de la CFDT. Le mouvement de grève avait commencé le 4 janvier dernier. Selon la direction, les derniers jours ont été marqués par l’aboutissement du processus social prévu dans le cadre du projet de reconversion du site et la signature des mesures sociales d’accompagnement (MSA) pour les employés du site, « votées par la majorité des organisations syndicales ».

« Après l’AG d’hier, la CFDT s’est prononcée pour la signature d’un accord. FO et la CFE-CGC ont indiqué qu’ils seront signataires aussi donc l’accord sera applicable. La suspension de la grève a été votée », a confirmé Geoffrey Caillon, de la CFDT (1er syndicat chez Total) pour le raffinage-pétrochimie. Total avait annoncé en septembre que le raffinage à Grandpuits cesserait « fin 2023 ». Il doit laisser place à un projet de reconversion centré sur la production de biocarburants et de bioplastiques, et à l’exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques, selon le géant pétrolier et gazier.

La CGT ne lâche pas l’affaire

D’un budget de 500 millions d’euros, ce redéploiement n’entraînera aucun licenciement mais des départs à la retraite anticipée et des mobilités internes, avait-il affirmé. Le groupe avait assuré que 250 postes sur les 400 que compte aujourd’hui la plate-forme de Grandpuits et le dépôt associé de Gargenville seraient maintenus. « Les entretiens individuels vont pouvoir commencer afin que chaque collaborateur puisse exprimer ses souhaits d’évolution professionnelle et bénéficier d’une solution adaptée à sa situation », a indiqué la direction vendredi.

De son côté, la CGT, qui fustige la destruction programmée de « 700 emplois » directs et indirects, a estimé que « signer les MSA dans ce contexte revient à valider l’ensemble du plan de sauvegarde de l’emploi ». La « majorité » des grévistes reste « opposée à la future organisation », selon ce syndicat, qui a indiqué qu’une nouvelle AG se tiendrait lundi pour « décider des suites du mouvement ».