Alsace : L'usine Huawei devrait ouvrir « courant 2023 »

EMPLOI Le site de Brumath, près de Strasbourg, devrait recruter 300 personnes, 500 à terme

T.G. avec AFP

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Le géant chinois, présent en France depuis 2003, a annoncé récemment plusieurs investissements en France
Le géant chinois, présent en France depuis 2003, a annoncé récemment plusieurs investissements en France — Tobias SCHWARZ / AFP
  • Des représentants du géant chinois de la téléphonie, Huawei, étaient en visite en Alsace ce mardi.
  • Ils ont confirmé l’ouverture d’une usine à Brumath, à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg. Il y sera produit des équipements, notamment pour la 5G.
  • Elle devrait ouvrir « courant 2023 » et les travaux débuter dès cette année.

Comme une première pierre posée. Des représentants du géant chinois des télécoms Huawei étaient ce mardi en Alsace afin d’officialiser l’implantation de leur future usine. La première en dehors de la Chine et qui devrait produire des équipements, notamment liés à la 5G.

Elle devrait ouvrir « courant 2023 », ont dit mardi à Strasbourg les porteurs du projet. Les travaux de construction de l’usine, qui sera dédiée aux stations de base, pourraient débuter dès cette année et le site « pourrait produire la première station mobile courant 2023 », a annoncé lors d’une conférence de presse au siège de la Région Grand Est Catherine Chen, vice-présidente et membre du Conseil d’administration de Huawei, sans donner de date précise.

Huawei avait annoncé le 17 décembre sa décision d’installer son usine au « Business Parc » de Brumath (Bas-Rhin), ville d’environ 10.000 habitants à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg. Pas sur le site d'Illkirch-Graffenstaden, longtemps en course.

200 millions d’euros d’investissement

Le groupe chinois va investir 200 millions d’euros dans ce site baptisé « Huawei European Wireless Factory », qui doit produire les principaux équipements composant les stations de base sans-fil (c’est-à-dire les antennes) destinées au marché européen. Il produira des équipements de stations de base pour « toutes les générations de technologies, y compris 3G, 4G et 5G », a précisé Linda Han, vice-présidente des affaires publiques de Huawei, chargée de la France.

Selon Huawei, le site devrait générer 300 emplois directs, 500 à terme, et devrait produire l’équivalent d’un milliard d’euros d’équipements par an. « C’est une collaboration fructueuse qui permet d’aboutir à l’implantation de cette future usine », s’est félicité le président LR de la Région Grand-Est, Jean Rottner, saluant un « investissement majeur » qui « fait du bien » à une « économie locale qui en a bien besoin aujourd’hui ».

Le choix « du "made in France" pour l’Europe »

« Cette usine sera une référence en matière de respect de l’environnement », a insisté lors de la conférence de presse Jacques Biot, président du conseil d’administration de Huawei France. Elle « vient renforcer l’engagement de Huawei à l’égard de la France en dynamisant l’emploi qualifié, un axe prioritaire de notre engagement », a-t-il ajouté, évoquant une « dynamique vertueuse pour l’écosystème local et pour la filière économique alsacienne ». « Notre choix, c’est celui du "made in France" pour l’Europe », a poursuivi Jacques Biot, assurant que Huawei, dans le cadre de la « conception et de la construction de l’usine », allait rechercher et évaluer « avec le plus grand intérêt les fournisseurs français ».

Considéré comme le plus avancé des trois principaux fournisseurs d’équipements 5G, le géant chinois, présent en France depuis 2003, a annoncé récemment plusieurs investissements en France, dont l’ouverture d’un centre de recherche (R&D) à Paris dans le cadre d’une campagne visant à démontrer sa volonté de s’y implanter durablement. Il emploie actuellement près d’un millier de personnes en France (12.200 emplois indirects) et compte 23 centres R&D en Europe, où Huawei emploie au total 13.000 salariés, pour 170.000 emplois indirects.