La SNCF va expérimenter ses premiers trains à batterie dans cinq régions

TRANSPORTS La mise en service de ces TER transformés est prévue en 2023

Gilles Durand

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Inauguration d'un autorail grande capacité (AGC).
Inauguration d'un autorail grande capacité (AGC). — Bordas / SIPA
  • La SNCF va expérimenter, en 2022, des trains à batterie.
  • Cinq régions et sept lignes TER sont concernées par la transformation de trains diesel.
  • L’autonomie de circulation des batteries sera de 80 km pour une durée de vie de 10 ans.

Des trains qui fonctionnent sur pile. C’est l’expérimentation que doit lancer, en fin d’année, la SNCF avec cinq régions et l’industriel Bombardier. Il s’agit de remplacer les moteurs diesel de cinq rames Autorail grande capacité (AGC) bi-mode par des batteries au lithium. La mise en service effective est prévue en 2023, après autorisation de mise sur le marché, a annoncé, lundi, la SNCF, dans un communiqué.

Les premières lignes TER concernées par cette innovation technique sont Lyon-Bourg-en-Bresse, Abancourt-Beauvais-Creil, Bordeaux-Mont-de-Marsan, Bordeaux-Le Verdon, Bordeaux-Saint-Mariens, Nîmes-Le Grau du Roi et Marseille-Aix.

Assemblage à Crespin, dans le Nord

La transformation consiste à remplacer les deux moteurs diesel des autorails par des batteries. Une opération qui sera effectuée à l’usine Bombardier de Crespin, dans le Nord. « Nous avons déjà fabriqué environ 700 AGC bi-mode sur ce site depuis le début des années 2000. Nous maîtrisons la technologie pour piloter l’assemblage des batteries fabriquées en Allemagne », souligne un porte-parole de Bombardier.

L’autonomie de circulation des batteries sera de 80 km pour une durée de vie de 10 ans. « Elles se rechargent quand le train se situe sous une portion électrifiée ou quand le train freine, ce qui permet de réduire son empreinte environnementale », précise la SNCF.

Si l’expérience est concluante, d’autres TER pourraient ainsi être transformés en… Train électrique. « Le principe paraît simple, mais il faut régler de nombreux détails », reconnaît Bombardier.

En France, les trains qui roulent au diesel représentent encore un quart des 2.255 véhicules du parc TER, lesquels voyagent parfois sur des lignes non-électrifiées.