Davos : Coronavirus, croissance et inégalités au menu du Forum qui s’ouvre ce lundi

DEBATS Le World Economic Forum, auquel a prévu de participer Emmanuel Macron, aura cette année un format complètement virtuel

20 Minutes avec AFP

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Le logo du World Economic Forum, à Davos en 2019.
Le logo du World Economic Forum, à Davos en 2019. — CHINE NOUVELLE

Crise du coronavirus oblige, le Forum économique mondial (WEF), qui s’ouvre ce lundi, abandonne cette année les neiges de Davos au profit d’un format complètement virtuel. Le président chinois Xi Jinping ouvrira le bal avec un discours. Plus tard dans la journée, la présidente de la BCE Christine Lagarde débattra, aux côtés du ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, de son homologue allemand Peter Altmaier et du PDG de Goldman Sachs, de la manière de « restaurer la croissance économique ».

Le retour à une hausse des PIB est la question-clé pour les officiels, responsables d’entreprises et scientifiques participant à cette semaine de tables rondes virtuelles. L’optimisme qui a prévalu en novembre quand les vaccins contre le Covid-19 sont devenus une réalité n’est plus de mise en ce début d’année, marqué par l’imposition de nouvelles restrictions et la progression de variants du coronavirus.

« Une année cruciale pour rebâtir la confiance »

Lors de l’édition 2020 du WEF, l’apparition en Chine d’une mystérieuse pneumonie, qui n’était pas encore une pandémie, ne suscitait encore qu’une vague inquiétude. L’élite économique réunie dans la cossue station alpine était plus intéressée par les passes d’armes entre Donald Trump et Greta Thunberg que par le confinement décrété à Wuhan. Un an plus tard, alors que le républicain vient de quitter à contrecœur la Maison-Blanche, le continent asiatique revient sur le devant de la scène pour cette 51e édition, sur le thème : « Une année cruciale pour rebâtir la confiance ».

Un autre grand sujet débattu cette semaine sera celui de la montée des inégalités et du risque que cela fait peser sur la cohésion des sociétés, ceci alors que le nom de Davos symbolise, pour ses critiques, la toute-puissance de l’argent et les dérives de l’ultralibéralisme. Les organisateurs entendent d’ailleurs « refonder le capitalisme ».

L’Europe fera acte de présence via le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel ou la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. La toute fraîche administration Biden, qui a entrepris de renouer avec le multilatéralisme, dépêche, elle, l’immunologue Anthony Fauci, conseiller de la présidence sur la pandémie. John Kerry, l’envoyé spécial pour le climat, sera également présent après la décision du nouveau président démocrate de faire revenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris. L’Asie sera représentée par les présidents chinois et sud-coréen, et les premiers ministres indien et japonais.

Un forum à Singapour en mai

Comme un symbole, après cette première session virtuelle, « Davos » se transportera en mai à Singapour, loin de la station de ski suisse où se déroule habituellement ce symposium créé en 1971 par le professeur allemand Klaus Schwab. La raison invoquée est la « sécurité sanitaire », la cité-Etat, qui n’a eu à déplorer que 29 morts, étant jugée plus sûre que Genève, un temps évoquée comme solution de repli.